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2002 - Stock-car: un vrai circuit provincial pour l'an
prochain. Le monde du stock-car sera toujours un peu en eau trouble. Depuis
la naissance de la classe LMS en 1996, on a tenté par tous les moyens de
rapprocher les pistes asphaltées de la province afin de mettre sur pied un
circuit provincial de stock-car. Par moments, on a bien cru que c'étais fait, mais rien n'a
jamais été solide et rien n'a jamais été tout a fait clair dans la tête de
certains dirigeants d'autodrome. Cette année, les nombreuses discusions
menées depuis quelques mois par le commanditaire majeur ADL Tobacco, et les
responsables des pistes ont débouché sur un programme intéressant avec une
série provinciale, mais il n'a pu faire l'unanimité. Le résultat est que les meilleurs pilotes des régions de
Montréal, Québec et du Saguenay-Lac St-Jean s'affronteront sur les pistes de Saint-Eustache,
Sainte-Croix et Saint-Félicien, mais sans les pilotes de soutien des pistes
de Montmagny et Chicoutimi, qui se sont désistés du projet. "Nous visions à réunir les cinq pistes dans une seule
série, mais ce fut impossible. Certains philosophies et points de vue sont trop
discordants pour en venir à un consencus", notait M.Marc Bélisle, directeur
du développement chez ADL Tobacco et responsable de ce dossier au Québec. Les responsables des pistes de Montmagny et Chicoutimi étaient
rébarbatifs à l'utilisation des "slicks" sur les voitures et au
fait que Saint-Eustache fasse partie du fonds de points visant à récompenser
les pilotes participant à la série provinciale. Ils se sont donc retirés du
dossier", ajoutait-il. 11 COURSES Maintenant que la série provinciale est lancée, les
responsables des autodromes se sont réunis afin d'élaborer un calendrier de
11 courses, dont 5 auront lieu au circuit Sainte-Croix tandis que
Saint-Félicien et Saint-Eustache en présenteront trois chacune. "On a déterminé ensemble que la région de Québec abritait
un grand nombre des voitures susceptibles de participer à la série et que, de
fait, il convenait de donner cinq tranches à Sainte-Croix, qui est plus
centralisé. Tous sont satisfaits de cette décision", notait le directeur
technique de la série, Donald Forté. Les bourses en prévision des deux prochaines saisons ont subi
des modifcations tout en demeurant dans l'enveloppe globale déjà établie
antérieurement. A celà, il faudra ajouter un intéressant boni de déplacement
de 200$ pour les pilotes, par exemple, du Saguenay-Lac St-Jean, qui se
rendront à Saint-Eustache. Comme la bourse pour le pilote qui termine
l'épreuve à la queue du peloton est de 300$, si on ajoute la prime de
déplacement de 200$ ca signifie donc une bourse minimale garantie de 500$
pour ces pilotes. "De fait, on a bonifié les bourses par la base et non par
le haut. Les petites équipes qui n'ont pas de gros budget comme en ont les
vedettes de la série pourront ainsi y participer sans être en reste. De plus,
cette situation permettra aux plus jeunes d'apprendre beaucoup en rivalisant
d'adresse avec les meilleurs pilotes LMS de la province", notait
M.Bélisle. Le calendrier provisoire de cette série Suprême ADL Tobacco
sera divulgée au début de janvier 2002. Donald Forté profitera également du
mois de janvier pour rencontrer les pilotes afin de bien expliquer les enjeux
de cette série provinciale. "TROIS COURSES LMS PAR SAISON, C'EST INSUFFISANT" -
André Fortin. Ca fait plusieurs années que l'Autodrome de Montmagny se fait
tirer l'oreille pour adhérer à un circuit provincial. L'année dernière, il a
bien fait partie du groupe des quatre autodromes présentant une série LMS, mais
les résultats n'ont, semble-t-il pas été convaincants. "On a investi beaucoup d'argent depuis l'an dernier afin
d'offrir une piste et un site intéressants à nos pilotes et spectateurs et,
la saison étant courte, nous ne pouvons tout simplement pas nous limiter à la
présentation de trois événemements majeurs LMS par été, comme ce fut le cas
l'an dernier. Il y a peut-être des autodromes qui investissent moins et qui
se satisfont de deux ou trois événements majeurs, mais pas chez-nous",
expliquait d'entrée de jeu le directeur général de Montmagny, André Fortin. Ainsi, le plan de match de Montmagny pour l'été 2002 est la
tenue d'une série régionale LMS avec les pilotes de la région et une seconde
série que l'on veut provinciale avec la participation de l'autodrome de
Chicoutimi avec quatre événements par piste. "De fait, il y aura trois fonds de points pour les pilotes
avec des bourses de 10 000$ pour la série locale de Montmagny, 10 000$ pour
la série locale de Chicoutimi et 20 000$ pour la série provinciale avec ses
huit événements", expliquait Fortin, qui entend présenter outre cette
douzaine d'épreuves LMS, quelques courses spéciales, dont la venue possible
du circuit ACT. "On va également présenter les jeudis en soirée des
événements motorisés, avec course de kamikaze, sauts sur rampe et possiblement
même des courses en huit. On veut faire des jeudis un événement motorisé
spectaulaire, un peu comme ca se fait sur certaines pistes américaines. On va
aussi offrir des courses d'accélération sur 1/8 mille. On a étudié la
situation et, en rallongeant le départ et l'arrivée avec de l'asphalte sur la
ligne droite du départ, on pourra présenter de l'accélération et ceci sans
modifier l'ovale. On souhaite faire de ces jeudis des happening pour les
amateurs de sensations fortes", ajoutait encore Fortin. CA DURE DEPUIS 1996 LA SAGA LMS SE POURSUIT... ET DE PLUS BELLE. En 1996, Denis Lachance, du circuit Sainte-Croix, donnait
naissance à la classe LMS telle qu'on la connait aujourd'hui. A cette époque,
il avait le choix entre la classe CASCAR, entérinée par Saint-Eustache, et
LMS, et c'est cette dernière catégorie qu'il jeta son dévolu. Le 20 mai 1996, on présentait donc à Sainte-Croix la première
course de cette catégorie LMS avec 40 voitures sur les rangs, au volant
desquelles on trouvait 32 Américains et huit Québécois. Malgré cette
domination en nombre des pilotes du pays voisin, Renaud Blais avait terminé
deuxième dans ce peloton impressionnat. Durant deux années, le circuit
Sainte-Croix fut le seul à présenter des événements LMS. "Je louais la piste de Saint-Félicien deux ou trois fois
par été afin d'aller montrer le produit dans ce coin du Québec et intéresser
d'éventuels pilotes à se joindre à cette classe. A la fin de la saison 1997, on
avait réussi à amener de grands pilotes dans cette série, les Gilles
Thibault, Alain Maltais, Daniel Guay, Yves Boivin, Donald Theetge, André
Beaudoin, Renaud Blais et quelques autres. Cette année-là, Réjean Blanchet avait même remporté le titre de
recrue de l'année sous le nez d'Alexandre Gingras", rappelait le p-d-g.
de Sainte-Croix, Denis Lachance. "Mais la véritable saga s'est amorcée
en 1998 lorsque Montmagy a annoncé que son circuit serait pavé afin d'y
accueillir les voitures LMS. Pendant ce temps, Larry Patry achetait
l'autodrome de Chicoutimi," et il a fait un château". Les discussions
sont devenues impossibles entre les pistes de Chicoutimi et Montmagny d'un
côté, et Sainte-Croix de l'autre. Devant cette évidence, j'ai décidé de me
retirer du dossier et d'abandonner la classe LMS chez nous", poursuit Lachance. La compagnie Prolab s'est par la suite associée au circuit LMS
et on a assisté à un premier divorce à la fin d'octobre 1998 entre Chicoutimi
et Montmagny. "Larry Patry m'a à ce moment, invité en compagnie de
Richard Cliche et Prolab afin d'établir un partenariat pour la saison 1999.
On s'est entendu pendant que Montmagny s'associait avec Saint-Félicien pour
présenter la série ADL Tobacco. En 1999 on avait donc deux séries au Québec
et chacune des pistes présentait six événements avec des produits dilué. Evidemment,
personne n'a fait une réusssite de cette séparation, et de talent, et de
voiture, et ce sont finalement les spectateurs qui ont payé la note". BILAN NEGATIF En 2000, Louise Boulanger, de Saint-Félicien, a rencontré
Lachance et, après analyse du bilan financier, on se rend compte que personne
n'a fait ses frais dans un tel contexte qui prétait plus à l'affrontement
hors piste que sur la piste. Devant cet état de fait, en une semaine on
lancait une série avec les quatre pistes. On était en novembre 1999. Deux
mois plus tard, Montmagny déclarait faillite et l'Américain Ralph Nason
devenait propriétaire de l'autodrome et se retirait de la série. Richard
Cliche et Prolab se sont rangés derrière Montmagny et les trois autres pistes
s'entendaient avec ADL Tobacco pour y aller d'une série provinciale. En 2001, grâce à Richard Cliche, Montmagny s'est joint au
groupe et on a roulé à quatre pistes l'été dernier. "Mais ces derniers
n' étaient pas heureux de la situation et ils ont fait savoir à ADL, qu'ils
ne reviendraient pas avec la série en 2002. C'est là qu'en est rendue cette
saga avec, encore une fois la naissance d'un second circut que l'on veut
provincial pour l'opposer à celui de ADL", a terminé Lachance. DIRECTEUR DE LA SERIE ADL DONALD FORTE ASSURE LA PRESENCE DES MEILLEURS. L'ex-pilote-vedette Donald Forté, aujourd'hui directeur de la
série ADL Tobacco, est emballé par l'entente que viennent de signer, pour
deux ans, la compagnie de tabac et trois pistes de la province, Saint-Félicien,
Sainte-Croix et Saint-Eustache. D'autant plus emballé que, depuis l'annonce officielle de cette
entente, les meilleurs pilotes se produisant sur ces pistes ont contacté
Forté pour lui annoncer qu'ils prendront part officiellement aux activités du
circuit ADL. "Richard Beauchamp, pour sa part, qui est le champion
incontesté de la série Carquest de CASCAR depuis plusieurs années, m'a assuré
de sa présence dans notre circuit l'été prochain. Il en va de même de
Leclerc, Maheu, Coursol et les frères Lacombe, Martin et Sylvain qui seront
de la partie. A eux s'ajouteront Maltais, Guay, Allard et Boudreault, de la
région du Saguenay Lac St-Jean, ainsi que Theetge, Gingras, Beaudoin, Poulin,
Bédard et Boissonnneault de la région de Québec. On parle ici de pilotes qui sont tous des gagnants" a
précisé Forté, qui envisage la présence d'une vingtaine de voitures en piste pour
chaque événement de la série. "C'est malheureux que les dirigeants de
deux pistes (Montmagny et Chicoutimi) n'aient rien compris. Ce n'est pas
uniquement avec de l'argent qu'on attire les pilotes, mais avec un haut
niveau de compétition. La majorité d'entre eux préfèrent se frotter aux
meilleurs plutôt que de jouer dans leur cour sans pilotes vedettes", a-t-il
ajouté "Chicoutimi parle le langage de Montmagny, et si ces deux
pistes pensent présenter 16 bons programmes avec du local, c'est qu'ils n'ont
rien compris. Dans une région aussi importante que Montréal, les dirigeants
de Saint-Eustache ont arrêté leurs courses locales parce que ca ne soulevait
plus les passions des amateurs". PAS SI CHER QUE CELA Pour Forté, les arguements apportés par Larry Patry à
Chicoutimi et André Fortin à Montmagny ne tiennent pas. "Ils ont fait
allusion au coût des pneus slick au lieu des pneus rainurés. Un slick coutera
155$ aux coureurs contre 145$ pour un pneu rainuré. De plus, comme on va
controler les achats de pneus en ne permettant pas de dépasser un maximum
établi, en bout de ligne ca va couter moins cher avec les slicks qu'avec les
autres pneus". Forté a aussi précisé que l'entente avec ADL ne risque
pas de s'écrouler ayant recu l'assurance que la loi sur l'affichage du tabac
n'empéchera pas la commandite avant l'année 2004. Enfin, un argument de poids pour la série ADL Tobacco est que
toutes les courses seront présentées au petit écran, assurant une visibilité
importante aux pilotes et aux commanditaires qui en tireront profit. Selon Denis Lachance, pdg du circuit Sainte-Croix, le président
de l'autodrome de Chicoutimi, Larry Patry, a été mal conseillé dans la saga
LMS, par André Fortin, de Montmagny. "Fortin voulait controler et
détruire la série ADL et il s'est servi de Patry comme allié. C'est
malheureux", a précisé Lachance. Par: Jean Pierre Laliberté Journal de Québec. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest |