2001 - Stéphane Bouchard

 

BOUCHARD S'IMPOSE

 

Il y a moins de trois ans, le nom de Stéphane Bouchard ne disait strictement rien dans le cercle du stock-car québécois. Le jeune homme de Saint-Nicolas n'avait pas encore touché à un volant et il y avait loin de la coupe aux lèvres.

 

Trente mois plus tard, Bouchard est sorti de l'ombre et plus personne dans le monde de la course automobile n'ignore son nom. C'est que, en quelques années, le pilote du Grand Prix numéro 12 s'est imposé comme étant l'un des meilleurs en classe LMS, se battant avec Karl Allard et Alexandre Gingras deux autres jeunes de la même cuvée.

 

Mais avant d'arriver à ce haut niveau de performances, Bouchard aura eu le temps de "brûler" les catégories Amateur et Semi-pro où il s'est retrouvé régulièrement sur le podium. Un an plus tard, il se faisait construire une voiture LMS pour courir dans la grosse classe.

 

"J'ai eu la chance d'avoir, dès le départ, deux gros commanditaires, Méchoui International et Équipements élevage CLEMAG, qui m'ont permis d'avoir une voiture compétitive. J'ai terminé ma première année en cinquième position dans la série ADL Tobacco en plus de mériter le titre de recrue de l'année. C'est

toutefois dans la seconde moitié de l'année que j'ai véritablement pris ma place dans cette catégorie, méritant sept podiums dont une victoire lors des huit dernières épreuves", rappelle-t-il.

 

Cette poussée de fin de saison se poursuit cette année. Le numéro 12 est, plus souvent qu'à son tour, du peloton de tête à toutes les courses et il vient de réaliser un bel exploit en fin de semaine dernière, lors du Grand Prix Via Rail présenté à Sainte-Croix, en remportant une qualification, une finale de 25 tours et une seconde place au combiné du Grand Prix.

 

"Pour l'instant, tout va très bien et n'eut été de cette altercation avec Jean-Yves Boudreault, survenue à Chicoutimi, alors qu'on a été tous deux disqualifiés, j'occuperais probablement une place parmi le "big three" puisque j'étais en tête du combiné avant la disqualification.

 

Enfin, ca fait partie de l'apprentissage de course et ce genre de situation ne se répétera plus. Ce n'est pas toujours facile de maitriser ses émotions lorsque l'adrénaline est à son maximum mais il faut apprendre à le faire. J'ai eu ma leçon puisqu'elle me coute quelques places", dit celui qui fait maintenant partie de cette relève (Allard-Gingras) qui en met plein les bras aux vieux routiers du Québec qui doivent souvent laisser la place sur les podiums à ces jeunes pilotes talentueux.

 

Par: Jean Pierre Laliberté

        Journal de Québec.

 

Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest