|
2001 - Rock Poulin LE BONHEUR EST SUR LA PISTE Le Beauceron Rock Poulin aime
courir...et gagner. Pour Rock Poulin, le bonheur est sur la piste. Depuis maintenant 24
ans, il prend tous les moyens afin d'assouvir sa passion pour la course
automobile. Ainsi cette saison, il compétitionne dans deux catégories, ce qui
lui permet de partriciper à trois ou quatre programmes de courses chaque
semaine. "J'aime courir, c'est aussi simple que cela, a expliqué le pilote
beauceron, qui ajoute cependant aimer tout autant la victoire. Pour moi, il
n'y a pas de plus grand plaisir. Et c'est comme ca depuis presque toujours. J'ai
déjà pris part à une épreuve à Chicoutimi le samedi après-midi et j'ai ensuite
loué un avion afin de revenir en Beauce à temps pour courir le soir même à
Vallée-Jonction ". Ce n'est pas un hasard si Poulin a un jour eu le coup de foudre pour
la course automobile. Sa passion, c'est son père Rolland, lui-même un coureur
émérite dans les années 60 et 70, qui lui a transmise alors qu'il était
encore un enfant. D'abord inscrt dans des courses de tacots, Poulin a fait ses
véritables début à l'âge de 15 ans dans le "pro-stock", une des
classes majeures de l'Autodrome de Robertsonville. Un quart de siècle plus tard, le fils a brillamment pris la relève de
son père. Celui-ci a pris sa retraite de pilote il y a plusieurs années déjà,
mais il est toujours aussi impliqué dans la course automobile. Mécanicien
hors pair il est, avec Léo Lachance, Éric Giguère et de nombreux autres
bénévoles, l'un des artisants des succès de l'équipe #16. "Je me suis toujours occupé de la mécanique de mes voitures, a
dit Rolland. Quand je courais, je passais souvent des nuits entières à
travailler sur les composantes de mon véhicule afin qu'il soit prêt pour la
course suivante. J'ai toujours eu comme principe que pour gagner, il fallait
prendre le départ avec une voiture parfaite. Et c'est pour cette raison que
je mets autant d'heures à travailler sur les véhicules de Rock". Perfectionniste jusqu'au bout des doigts, Rolland a passé tout le
dernier hiver à chercher la recette magique qui permettrait à son fils, une
des têtes d'affiches de la classe "pro-stock" à l'Autodrome
Chaudière de Vallée-Jonction au cours des dernières saisons, de dominer de
nouveau ses rivaux. Et il semble l'avoir trouvée. Après avoir refait de A à Z le véhicule, il s'est attardé à bien
équilibrer le chassis. Un travail de moine qui rapporte. "Nous n'avons
peut-être pas le moteur le plus fort, mais notre voiture colle sur la piste, plus
que toutes les autres", a expliqué Rolland. "De tous les pilotes qui compétitionnent à Vallée-Jonction et à
East-Broughton, je suis celui qui revendique le plus de victoires, a continué
Rock. Malheureusement, je n’ai pas pris part à tous les programmes de ces
deux pistes. Je suis donc pas premier au classement des points. Et c'est pour
cette raison que mes objectifs pour 2001 ne sont pas de mériter les
championnats de la saison, mais plutot des victoires lors des programmes
spéciaux". VIVE LA TERRE BATTUE Sauf pour une brève incursion dans la classe LMS en 1998, Poulin a
toujours couru sur terre battue. Cette surface, beaucoup plus changeante que l'asphalte,
représente pour lui un plus beau défi sur le plan de la conduite automobile. "C'est
toujours bien important d'avoir le feeling de la piste. L'expérience joue
alors un facteur déterminant dans les succès d'un pilote". Compétitionnant dans le "pro-stock" aux Autodromes Chaudière
et d'East-Broughton, Poulin est ausssi des épreuves de la classe sportsman disputées
à Granby et Drummondville. Une catégorie qui a sa préférence surtout pour son
côté spectaculaire. "J'aime vraiment les "bottines". Quand je
suis au volant, je peux me défouler davantage. Dans ce genre de voiture, tu
peux toujours rouler à la limite et même au-delà. Car même si tu perd le
controle de ton véhicule, il y a toujours moyen de le ramener". Poulin a besoin d'importants moyens financiers. Non seulement doit-il
voir à l'entretient de deux voitures, mais il est constamment sur la route. Très
actif dans la recherche de commanditaires, il publie depuis sept ans un guide
de presse dans lequel ses collaborateurs financiers sont mis bien en
évidence. Cette initiative lui a permis d'en recruter une centaine cette
année. "J'organise aussi toutes sortes d'activités. Une fois par mois, les
gens sont invités à participer à des veillées, à des soupers, etc. dont les
profits servent à financer ma saison". Comme bien des coureurs, Poulin a caressé le rêve de compétitionner
dans des prestigieuses séries américainnes. Aujourd'hui, ses ambitions sont
plus modestes. Il aimerais simplement se faire offrir un volant dans la
classe "gros blocs". "Une catégorie dans laquelle j'aimerais
faire une saison entière, mais qui m'est inaccessible. Pour y compétitionner,
j'aurais besoin d'un budget de plus de 100 000$". Et l'asphalte et des séries comme le Tour du Québec LMS Suprême
Tobacco ? "Les courses sur l'asphalte ne m'intéressent pas, simplement
parce que je trouve que l'on voyage beaucoup pour finalement ne courir qu'une
fois par semaine. Et moi, je veux être en piste le plus souvent
possible". Par: Jean Francois Tardif
Le Soleil Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest |