En 1973 : John Redmond.

 

Si en vous promenant dans le "PIT" lors d'un programme de stock-car vous rencontrez un homme portant des lunette teintés, barbe et chapeau brun foncé vous ne venez pas de rencontrer un chanteur de musique pop, mais bien le conducteur, John Redmond.

 

C'est de cette façon que Redmond se présente sur une piste de course avant de revêtir le costume obligatoire "Nomex" à l'épreuve du feu.

 

Redmond est reconnu par les autres conducteurs de l'ACAQ comme un excellent pilote et aussi un "éternel" malchanceux tout comme l'on dit que François Chaussé est "l'éternel" second.

 

Ainsi, Redmond, a fait installer un moteur neuf dans sa Fairlane 1968 et le moteur a fait patate dernièrement lors de la Pennzoil 100 tours à la piste Riverside Speedway.

 

Un conducteur qui se trouve sans voiture ne peut pas faire grand chose avoue Redmond qui se tient pourtant dans les dix premiers pour le nombre des points au classement de l'ACAQ du président André Beaudry. Si la chance peut recommencer à lui sourire un petit peu d'ici la fin de la saison, le conducteur de Rawdon pourra causer de sérieux ennuis aux Loiselle, Gratton et Aubin et compagnie.

 

Redmond, qui est gérant d'un restaurant depuis deux ans à Rawdon, fait du stock-car depuis dix ans. Il se considère lui-même un "vieux" dans ce sport au Québec qu'il pratique comme un "hobby". "Je ne coure pas pour l'argent, mais pour le plaisir de la chose. Même si j'ai remporté le titre de la recrue de l'ACAQ en 1969, je n'ai jamais gagné de grandes courses", dit-il sans s'en faire outre mesure.

 

En plus du stock-car, Redmond s'est trouvé une autre passion et a commencé à jouer au golf cette saison. Il considère que ce sport le repose et le détend énormément. Ce n'est pas la même tension que sur une piste de course.

 

Comme bien d'autres conducteurs de l'ACAQ, Redmond est très prudent sur les routes de notre Belle Province. Et il est très sérieux lorsqu'il parle de la conduite de plusieurs conducteurs sur nos routes. "Je n'ai jamais de haut le coeur sur une piste et j'en ai sur la route. C'est pas drôle, mais c'est vrai", ajoute-t-il...

 

Redmond avoue même avoir beaucoup plus peur au volant de son automobile que derrière son stock-car. Il est évident que Redmond a raison sur ce point car il suffit de circuler sur la rue pour s'apercevoir que les "fous" ne sont pas tous enfermés. Cette attitude de plusieurs conducteurs de stock-car est intéressante car elle tend à démontrer au grand public qu'il ya des endroits pour faire des courses et que ces endroits ne sont pas des rues ou les routes de notre Province.

 

Souvent, un conducteur peut avoir une idole dans le monde de la course automobile. Redmond n'est pas dans cette classe là. Il fait sa carrière comme il l'entend bien qu'il admire des types comme Jean-Claude Gratton et François Chaussé qu 'il considère comme des "réguliers" dans une course. "Si on me donnait $25,000 pour faire de la course automobile je ferais exactement comme les autres. Je deviendrais un champion "poursuit", Redmond.

 

Comme il n'est pas mécanicien, il laisse ce travail à l'équipe des cinq frères Morrissette qui sont également les propriétaires de sa voiture. L'atelier du Moteur de Montréal est le commanditaire de la 99. "Il faut non seulement de l'argent pour faire rouler une voiture mais beaucoup de temps et d'attention surtout à la suspension", dit Redmond.

 

Ce coloré conducteur pourrait en faire voir de toutes les couleurs lors des grandes courses DOW qui prommettent encore plus d'action aux "mordus" du stock-car chez-nous. C'est à suivre.

 

Ce texte provient d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest