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En 1972 : Jean-Claude Gratton. Un vétéran des
courses de stock-car n'a peut être pas gagné les Molson 300 et 400 mais il a
remporté le championnat provincial de NASCAR Québec. Gratton n'a
pas fait beaucoup de bruit au cours de la dernière saison mais il s'est avéré
le pilote le plus régulier sur les tracés pavés de cette association. Sa tenacité
lui a d'ailleurs permis d'être comblé lors du banquet qui s'est déroulé à
l'Hôtel Skyline. Pour avoir
remporté ce championnat, le conducteur de la Chevelle commanditée par Murphy
Cartage s'est vu remettre une magnifique Firebird de Durant Pontiac Buick. De
plus, il a reçu une motoneige Chapparal et de nombreux trophées. En 1972 : Jean-Claude
Gratton, un nom qui s'impose dans le
stock-car. Les mordus des
courses de stock-car au Québec connaissent bien les noms des Québécois,
Jean-Paul Cabana, Jacques Ste- Marie, André Manny et ceux des Américains, Bobby
Dragon et John Rosati. Mais, de plus en plus, le nom de Jean -Claude Gratton
revient sur les lèvres des amateurs. Malheureusement, il est mal connu. Un gars tranquille et simple. C'est dans le
village de Sainte-Monique dans le compté des Deux-Montagnes que nous avons
rencontré Jean-Claude Gratton et sa famille. Lorsque je suis arrivé avec le
photographe, il fouillait dans le moteur de sa Chevelle 1965 pour la mettre
au point. Contrairement à plusieurs autres athlètes qui sont dans d'autres
sports, Gratton est un homme très simple et qui ne s'est pas enflé la tête. Comment est-il
venu à conduire des stock-cars ? "Un jour, j'ai été avec mon frère Roger
dans une course de stock-car sur la glace à Pont-Viau. C'est mon frère qui
conduisait et cela m'a donné le goût d'en faire autant", ajoute Gratton.
Et maintenant, il conduit depuis 10 ans. Pas un peureux. À la question
de savoir s'il a déjà eu peur lors d'une course, Gratton répond par la
négative. "J'ai plus peur des fous sur la route. Il y a plus de fous et
je trouve que la route est très dangereuse a cause du manque de prudence et
de conducteurs trop audacieux". Cependant, si
lui n'a pas peur sur une piste de course, sa femme, Agathe, a peur pour deux.
"Cela fait 10 ans que Jean-Claude fait du stock-car et je ne suis pas
encore habituée. Dans l'estrade, j'ai peur et je travaille autant que lui au
volant", dit-elle. Et, pourtant,
bien qu'elle ait très peur, MME Gratton a déjà participé à deux courses de
stock-cars pour les femmes, une à Saint- Eustache et une autre à Duvernay. Elle m'apprend
aussi que la fois qu'elle a vraiment eu le plus peur pour son mari, c'est
lors d'un violent accident survenu il y a cinq ans à la piste de Duvernay.
"L'auto de Jean-Claude a été prise en sandwich. J'ai cru un instant que
mon mari était mort, mais non. Il est ressorti de son auto sans une
égratignure". Cependant, l'auto était complètement finie. Une victoire importante. Durant ses 10
années de course, Jean-Claude a remporté plusieurs épreuves, mais il se
souviendra longtemps du dimanche 28 mai 1972 au Deux-Montagnes. C'est à cet
endroit qu'il a remporté la Molson 200 et qu'il a empoché la jolie somme de
$1,500. Sur sa Chevelle 1965 portant le no:6, il a vaincu alors l'Américain
John Rosati. "J'ai éprouvé une très grande sensation lors de cette
victoire", ajoute un Gratton très fier de lui. Il a parfaitement raison.
Bien qu'il semble timide et qu'il soir petit de taille, il est un des grands
compétiteurs sur les pistes de courses de Québec. Et ça, c'est
un fait. Ce n'est pas une question d'orgueil. Les amateurs de stock-car
savent aussi que Gratton a remporté le championnat provincial des conducteurs
en 1968-1969, et en 1971. La pression de l’huile Comme de
raison, l'habileté d'un conducteur est extrêmement importante sur une piste
pour éviter les collisions et pour sortir de l'embarras. Mais, l'état de sa
voiture est également une chose qu'un conducteur consencieux doit constamment
vérifier et tenir en bonne condition. "C'est la pression de l'huile que
je vérifie avec beaucoup d'attention surtout après avoir fait deux où trois
tours de piste". Il possède
deux stock-cars; un pour Normand Perron et la sienne: une Chevelle dotée d'un
moteur de 302 p.c. Étant lui même mécanicien durant l'été à Saint-Augustin,
il peut compter sur une équipe compétente avec des gars comme André Chainey,
Roger Charbonneau, Normand Mayer et son frère André Gratton. Et pour lui, une
auto en bonne condition, c'est extrêmement important. "Ma plus grande
peur dans une course, c'est de ne pas terminer à cause d'une défectuosité
mécanique ou d'une brisure quelconque". Par amour du sport. Ceux qui
penseraient qu'un bon conducteur deviendra riche comme Crésus se trompent
royalement. "Mes deux voitures me coûtent entre $4,000 et $5,000 par
année. Et avec l'argent que je fais dans les différentes compétitions, je paye
mes dépenses. Donc, c'est surtout parce que j'aime ce sport que j'en fait.
Pas pour devenir riche". Il est bien entendu qu'une voiture doit
toujours être en bonne condition. Il faut
ajouter ici que l'Association Canadienne des Automobiles du Québec (A.C.A.Q.)
et NASCAR International sont très sévères dans l'inspection d'un véhicule
avant une course, et si celle-ci ne répond pas aux normes établies par ces
deux organismes, elle est tout simplement retirée. On veut éviter les
accidents stupides. La question de l'assurance. Plusieurs
doivent se demander si un conducteur de stock-car a de la difficulté à se
faire assurer sur la vie. Eh bien, oui !! "Les assurances personnelles
sur la vie sont plus difficiles à obtenir en raison même de notre métier jugé
dangereux par les compagnies d'assurances. J'ai donc une simple indemnité sur
la vie comme conducteur". Cependant, il me dit que sa famille a une très
bonne protection et que sa femme et ses deux enfants, Daine âgée de 11 ans et
Pierre, 9 ans, sont bien protégés cette année. "J'ai fait en sorte que
ma famille ait une bonne sécurité si par malheur il m'arrivait quelque chose
de grave". La motoneige l'intéresse. Depuis l'hiver
dernier, Gratton est conducteur de motoneige et participe à des courses dans
la région de Saint-Hyacinthe. "C'est plus dangereux conduire une
motoneige qu'un stock-car", avoue-t-il. Un autre sport
qu'il aime pratiquer de plus en plus est celui de la natation. "Vous
savez que pour être un bon conducteur il faut toujours se tenir en bonne
condition physique. Il n'y a pas seulement la voiture qui doit être en bon
état", dit-il en riant. Il faut aussi beaucoup de repos, car c'est un
métier qui exige beaucoup de concentration et d'attention. Sa plus grande ambition. Gratton fait
de la course depuis déjà 10 ans. Aujourd'hui, il a 32 ans. Il espère devenir
le numéro un au Québec et a bien hâte de participer au Molson 300 au circuit
Ste-Croix près de Québec qui se déroulera bientôt. Et attendant, il participe
à toutes les épreuves importantes de stock-cars qui se déroulent au Québec,
que ce soit à Sanair, Riverside, Deux-Montagnes, etc... Donc, si vous
êtes un amateur de stock-car le nom de Gratton ne vous est pas inconnu. Et si
vous assistez pour la 1ère fois à un tel genre de course, surveillez bien la
voiture de Jean-Claude Gratton. Vous avez affaire à un Champion. En 1972 : Jean-Claude Gratton. Il a été déclaré champion de la saison de
l'ACAQ. Gratton a devancé Chaussé par seulement deux points d'avance et il a
ainsi mérité une bourse et des prix d'une valeur de $5,000. Ces textes proviennent d’un journal
mais le nom est inconnu. Source : Envoyé par Christian
‘Ti-Gaz’ Genest |