En 1973 : Jean-Claude Gratton.

 

Il fit ses débuts au Riverside Speedway en 1964 dans la classe "Cadet". Il joignit la classe "Sportsman" dès 1966 et il remporta le championnat provincial en 1968, 1969, 1971 et 1972.

 

Cette saison, il est commandité par le journal "La Concorde" de St-Eustache et il est établit favori pour conserver son championnat, grâce à sa grande régularité.

 

Jean-Claude est menuisier de son métier, mais durant la saison des courses, le stock-car est son gagne-pain et il vit très bien. Il est conducteur, mécanicien et propriétaire. Ayant un talent naturel pour la mécanique, qu'il apprit par lui-même en travaillant dans son char de course du matin au soir, il est passé expert en suspension et ce, en quelques années seulement.

 

Il est un des mécaniciens le mieux outillé et de plus, transporte toujours plusieurs pièces de rechange aux courses, voilà, un autre secret de ses succès.

 

Étant de caractère plutôt timide, il fuit les caméras et les photographes, mais ses succès ne peuvent, quand même, passer inaperçus. Il est à se préparer à tenter l'expérience aux grandes pistes Américaines, tel Martinsville et Daytona.

 

Nous lui souhaitons toute la chance au monde. Son épouse Agathe, le seconde admirablement et sans elle, il ne pourrait remporter tous ces honneurs, nous disait-il récemment.

 

 

En 1973 : Jean-Claude Gratton.

 

Il est à la recherche d'un 4e championnat consécutif. Réussira-t-il à égaliser le record de René Charland avec NASCAR ?

 

 

En 1973 : Jean-Claude Gratton.

 

Dans la vie de tous les jours, vous rencontrez des gens qui parlent beaucoup mais qui agissent très peu. Ce sont les éternels "mémères". Par contre, il y a des personnes qui ne parlent presque pas, mais qui sont actifs. Jean-Claude Gratton est justement dans celle classe-là.

 

Si vous le rencontrez sur le "PIT" avant un début d'une épreuve de stock-car, Gratton vous semblera muet. Il préfère vérifier les derniers détails sur sa voiture et penser à la course qui s'en vient. Bien sûr que si vous lui posez des questions il vous répondra, Gratton n'est pas un sauvage, mais ce n'est pas un démonstratif.

 

Pour les véritables amateurs de stock-car au Québec le nom de Jean-Claude Gratton est loin d'être inconnu. Ils savent que ce courageux conducteur a remporté le championnat provincial de l'ACAQ l'année dernière de même qu'en 1968, 1969 et 1971.

 

Naturellement, Gratton espère renouveler l'exploit cette année. La lutte n'est cependant pas facile et il le sait mieux que quiconque les Loiselle, Aubin, Caron, Paquin, semblent eux aussi très intéressés par ce titre enviable chez les coureurs Québécois.

 

Cela n'empêche pas Gratton de dormir sur ses deux oreilles et de ne pas s'inquiéter outre mesure. Il affiche même un air très calme et semble se dire intérieurement: "Attention, attendez, un instant, je vous réserve une petite surprise". C'est l'attitude d'un grand Champion et justement Gratton est de cette race et son palmarès est là pour le prouver.

 

Il y a déjà 11 ans que Gratton fait du stock-car un peu partout au Québec et au Vermont. Bien entendu, il ne crache pas sur l'argent des intéressantes bourses que le Grand Circuit DOW et le promoteur, André Beaudry, offrent aux courses de l'ACAQ. Au prix qu'est le beurre de nos jours, l'argent est extrêmement important et vital. "Je ne deviendrai jamais riche en faisant du stock-car", dit Gratton. "Cependant, j'aime être derrière le volant de ma Chevelle 1965 et faire la lutte en y mettant toutes mes énergies et mon désir de vaincre", ajoute-t-il. L'argent n'est pas pour lui le premier but. C'est sa passion de l'automobile qui le guide.

 

Et croyez moi, dans le cas de Gratton, c'est la plus stricte vérité. Même si Gratton est reconnu pour ne pas être un grand bavard, lorsqu'il parle il joue toujours franc jeu. C'est un homme tout d'une pièce.

 

Comme plusieurs coureurs de stock-car, Gratton se sent très à l'aise sur une piste. La plupart des compétiteurs sont habiles et ils connaissent bien leur "char". On ne peut pas en dire autant pour les conducteurs qui circulent sur les routes au Québec.

 

Plusieurs enquêtes révèlent qu'il y a plusieurs "fous" au volant qui sont de véritables dangers publics. On dirait souvent qu'ils se prennent pour des champions de courses. Et, pourtant, Gratton ne prend pas nos routes pour des pistes et il a bien raison.

 

La majorité des coureurs de l'ACAQ agissent de la sorte, ils préfèrent respecter les lois de la circulation et faire de la vitesse lors des programmes du promoteur André Beaudry. Voilà des faits intéressants sur lesquels les "mordus" du stock-car seront certainement d'accord avec les coureurs de l'ACAQ.

 

Vous savez sans doute que Gratton est un mécanicien consciencieux et qu'il passe plusieurs heures à fouiller dans sa Chevelle qui porte le numéro 6 et dont le commanditaire est le Journal La Concorde de St-Eustache.

 

Gratton ne se décourage pas facilement et est très respecté par plusieurs de ses adversaires. Le petit conducteur de Sainte- Monique, dans le comté des Deux-Montagnes, n'a pas dit son dernier mot et la lutte sera palpitante d'ici la fin de la saison. Gratton est à la veille de décrocher son cinquième championnat de l'ACAQ. Y parviendra-t-il ? C'est à suivre.

 

Ces textes proviennent d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest