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1981- Denis Giroux: "C'est en foncant qu'on réussit". Les personnes fortement intéressées par la grandiose série de
courses stock-car américaine "NASCAR Grand National", où des
champions tels Richard Petty, Cale Yarborough et Darrell Waltrip
compétitionnent ensemble, savent au fond d'elles-mêmes qu'un gars de
chez-nous, de Beauport plus précisément, pourrait très bien être parmi cette
élite aujourd'hui, si ce ne fût que d'un tragique événement. DENIS GIROUX, qui à cette époque (1974) était reconnu comme un
AS du volant aux États-Unis et au Canada, et qui semblait bien filer vers la
gloire, a vu sa carrière se démanteler à la suite d'un cruel accident qui le
blessa sérieusement et qui eut pour effet de l'handicaper quelque peu. Denis
a dû souffrir beaucoup, mais il admet que nous les humains n'avons pas le
contrôle sur certaines choses et que la vie est pleine d'imprévus. Malgré ces
circonstances, Denis reste toujours impliqué dans son sport et rêve toujours
à récidiver son passé. Cet homme de 40 ans demeure pour tout pilote de course dans
quelque domaine que ce soit, un exemple à suivre; il est la preuve que tout
talentueux conducteur peut devenir un champion international avec beaucoup de
courage et de détermination. "J'ai débuté comme n'importe qui ici à
Québec et après avoir pris connaissance de mes possibilités de pilote, j'ai
poussé et poussé au maximum avant de produire des résultats concrets et
intéressants. La clé du succès dans quoi que ce soit, c'est de foncer....". Et Dieu sait que cet homme a foncé. En 1956, alors que Denis
était toujours aux études, un groupe de ses amis décide d'inscrire un voiture
en classe Hobby (stock) à Ste-Thérèse, principalement dans le but de
s'amuser: "C'étais un Ford '32 coupé et après que le pilote initialement
désigné ait refusé de la conduire, un me boucla au siège". Après plusieurs victoires dans cette classe, Denis accède à la
grosse classe environ 4 ans après ses débuts; "Omer Grenier cherchait un
pilote pour remplacer Paul Blais qui venait de mourir. Je fus choisi. C'étais
au début des années '60. Denis évolua donc au volant de cette voiture,
toujours sur la piste en terre de Ste-Thérèse. Il conduit ensuite pour une équipe de Charlesbourg (Ford '33
coupé) de même qu'au sein de la classe Super Modifié, jusqu'à ce que celle-ci
soit abolie. Quelques années plus tard, Fernand Kirouac et Fernand Delage
sont intéressés à avoir un pilote régulier pour la toute nouvelle piste
asphaltée de Val-Bélair. Denis, qui à ce moment de sa carrière, avait déjà prouvé à tous
qu'il étais un pilote hors pair, devient le pilote régulier de cette équipe.
Les horizons de Denis s'élargissent car ce dernier compétitionne alors dans
la région de Montréal au volant de son Chevy '74 coupé et devient de plus en
plus connu. Les résultats de Denis étant plus qu'impressionnants à ce
moment il décide donc de quitter la ville de Québec pour aller s'installer à
Montréal où plusieurs pistes qu'il n'avait pas encore conquises étaient. "En
toute franchise, j'avais gagné tout ce qu'il y avait à gagner à Québec, c'est
donc à ce moment que j'ai décidé d'aller courir ailleurs". En s'installant ainsi à Montréal, il délaisse son équipe de
Québec et conduit dorénavant sa propre voiture. Ses efforts sont à nouveau
couronnés de succès sur toute la ligne, il gagne des courses régulièrement.
Il côtoie des pilotes très connus dans la région de Montréal tels André Manny
(pour qu'il pilotera) et Jean-Paul Cabana. "Je construisais des votures de courses chez Jean-Paul Cabana
en plus de courir de quatre à cinq fois par semaine.." Il quitte ensuite
les entreprises Cabana pour rejoindre l'équipe de André Manny. "A la fin
de 1968, j'avais atteint un stage où ma carrière devait prendre une nouvelle
direction. Je pouvais dorénavant me fixer comme but d'être compétitif aux
États-Unis". Denis étant un fonceur né, il deménage donc dans l'État de
New-York pour être près des pistes américaines. En plus de courir chaque
semaine au volant d'un modifié américain, commandité par le Speedshop Landr
de Malta, New-York, il travaillait pour ces derniers. "J'étais fort
occupé, ca va sans dire !". La raison principale qui le poussa à tenter l'expérience chez
les Américains provient du fait que l'équipe d'André Manny l'avait envoyé
courir à Martinsville en Virginie l'année précédente. Les résultats avaient
été très impréssionnnats. En 1969, tout en travaillant au Landr Speedshop de Malta, Denis
rencontre un coureur américain de classe Hobby qui s'intéresse immédiatement
à ce jeune québécois. "M.Emerick m'aimait beaucoup et l'on s'entendait
très bien ensemble, il était tanné d'avoir toutes sortes de problèmes avec sa
voiture de classe Hobby et il eut alors l'idée de me faire courir en
Modifié... " Cette renconte de rêve avec ce riche homme d'affaires de
New-York, fut le tournant de la carrière de Denis. "Je gagnais alors
beaucoup d'argent, je courais
plusieurs fois par semaine en plus de travailler pour M.Emerick". Les 4 ou 5 années suivantes furent excellentes pour cette
nouvelle équipe qui concentrait ses efforts sur les pistes asphaltées de
modifiées. Denis atteignit le point culminant de sa carrière en 1973
lorsqu'il fut invité à participer à la grande course de "Late Model
Sportsman Permatex 300" à Daytona Beach, Floride. Ses performances sur ce difficile et reconnu tacé de deux
milles et demi furent extraordinaires car il récolta une 3ème position après
avoir été "coiffé" au fil d'arrivée par deux vétérans pilotes
américains, Bill Denis et Red Farmer. Mais les moments de gloire et de succès que connaissait alors
Denis furent cruellement interrompus par un sérieux accident au début de
l'année 1974, à Stafford dans le Connecticut. Ses blessures étaient graves et
la récupération fut longue et pénible. Il n'était plus question de courir. Aujourd'hui, sept ans plus tard, Denis n'a toujours pas repris
le volant d'une voiture de courses, mais il se sent prêt à tenter de nouveau
l'expérience. "Il est évident que la chance que j'ai connu, il y a de ca
plusieurs années, ne se représentera plus pour moi, mais j'aimerais tout de
même renouveler avec les compétitions de stock-car et le plaisir de
conduire" nous révèle Denis, qui a maintenant regagné en partie sa forme
d'antan. "Je dois maigrir", (nous dit-il en riant). "Je
mentirais en disant que les courses ne m'intéressent plus. J'aimerais bien
avoir de l'aide extérieure (commandite) car je pense me construire une auto". Denis vient tout juste de lancer sa propre entreprise en vente
de pièces de compétition tout en étant affilié au centre Speed and Sport.
Toute l'équipe de la revue Stock-Car Québec souhaite à Denis le meilleur des
succès et il restera toujours l'idole des amateurs de courses. Par: Éric Morin. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest Provenant de
Stock-Car Québec – Val-Bélair |