En 1973 : Denis Giroux.

 

La victoire du québécois Denis Giroux lors de la venue des "All Star" le 7 Août au Circuit Deux-Montagnes en a réjouit plusieurs.

 

Quand on sait que Denis a vaincu Jerry Cook le champion de NASCAR l'an dernier on peut être fier d'un gars de cher nous.

 

Malheureusement le lendemain à l'Autodrome de Québec des ennui de suspension lui ont empêcher de répéter l'exploit, ce n'est toutefois que partie remise.

 

 

En 1973 : Denis Giroux.

 

Se classer 3e au Permatex 300, voilà un accomplissement digne de mention. Ce jeune "Flying Frenchman", on le surnomme ainsi aux États-Unis, possède tout pour réussir, c'est-à-dire la détermination, le courage et l'habilité.

 

À raison d'ennuis mécaniques, Denis n'a pu se qualifier dans les premières positions.

 

Parti de l'arrière du peloton, il a vite fait de remonter la côte et se maintenir dans les trois premiers pendant presque la durée de l'épreuve, pour finalement terminer 3e quelques pieds de Red Farmer et Bill Dennis.

 

Cette course lui a valu l'admiration des quelques 75,000 spectateurs dont quelques centaines de Québécois venus de tous les coins de la Belle Province.

 

L'an dernier, Denis a connu une saison fantastique dans la classe "Modifiée", alors qu'il termina 4e au classement général de NASCAR-International.

 

Cette saison, il a l'intention de graduer dans la série "Grand National" avec les Richard Petty, Bobby Allison, Buddy Baker et plusieurs autres grands noms du stock-car aux États-Unis.

 

L'hiver dernier, Denis a travaillé avec Bobby Allison à la préparation des voitures pour le "Grand National".

 

Présentement, il réside en Virginie et de grands projets sont prévus pour lui. L'on sait que Denis Giroux est un produit de chez-nous et nous lui souhaitons les plus grands honneurs sur la scène Internationale, car encore une fois il est déterminé, habile et courageux.

 

 

En 1973 : Denis Giroux.

 

De Beauport, a fait honneur à la Capitale Provinciale, samedi dernier à Daytona, en terminant troisième dans le Permatex 300, Giroux a même roulé en première position à maintes reprises au volant de sa Chevelle "Late Model Sportsman", préparée par Bobby Allison.

 

Pour une première expérience sur une piste aussi rapide, il faut lever notre chapeau devant ses performances de notre compatriote. Il est évident que Giroux conduisait une voiture de premier ordre, mais il faut admettre qu'il s'est surpassé en compétitionnant chaudement avec un vétéran tel que Red Farmer, qui s'est d'ailleurs classé deuxième.

 

Denis Giroux est sur une bonne voie de devenir le premier champion français du stock-car nord Américain.

 

Espérons qu'un magnat de ce sport de vitesse lui donnera l'occasion de se faire valoir dans la série "Grand National".

 

 

En 1973 : Denis Giroux.

 

À la suite du Permatex 300 couru à Daytona en février dernier, un journaliste Américain, qui a plus de 20 ans d'expérience, écrivait ceci dans une revue Américaine: "À la présentation des conducteurs, personne ne savait qui était Denis Giroux, mais, à la tombée du drapeau à damier, il venait d'éblouir plus de 75,000 spectateurs au Daytona Speedway. Une autre page de l'histoire de Daytona venait d'être écrite par un Canadien-Français à sa première présence à cette grande classique de stock-car".

 

Cet article fort élogieux a été écrit le lendemain de cette excitante compétition de stock-car. Denis Giroux nous avoue bien franchement: "Participer à cette grande classique était mon rêve d'enfance. Maintenant que je l'ai réalisé, je veux vaincre à Daytona, pour tous ceux qui m'ont supporté depuis le début de ma carrière.

 

Cette saison c'est grace à deux Québécois, Gilles Forget et Paul Boyer, que j'ai pu prendre part à ce Permatex 300 et jamais je pourrai te dire toute la reconnaissance que j'ai pour ces hommes". Il a également le fait que le grand maitre du stock-car ‘’Bobby Allison", ait contribué au succès de Denis qui le réjouit considérablement.

 

À cette occasion, Bobby Allison, que Denis considère comme son idole, était le responsable de l'équipe. C'est lui qui dirigeait Denis et qui lui conseillait quoi faire dans tel où tel moment. D'ailleurs, Denis avait le casque que porte habituellement, Allison, lors des grandes épreuves et ce casque est équipé d'un radio émetteur-récepteur. Denis ajoute: "Grâce aux précieux conseils de Bobby j'ai pu réussir la plus belle course de ma carrière. Je n'oublierai jamais également les trois mois que j'ai travaillé à ses côtés. C'est un gentilhomme dans la force du mot. Même durant la période des fêtes où mon épouse et moi avions le mal du pays, il ne nous a pas laisser tomber et j'ai pu partager les joies de la période des fêtes avec sa famille dans sa luxeuse résidence".

 

À la fin du mois d'octobre, la famille Giroux s'enrichira d'un nouveau-né puisque son épouse,Monique, attend la venue d'un enfant. "J'ai toujours rêvé d'être père et rien ne me rendrerait plus heureux que d'avoir un garçon". Si tel est le cas, ajoute-t-il, il va avoir sa voiture de course et puis il va y aller aux courses".

 

Cette saison, Denis Giroux a conduit deux diférentes voitures et ceci lui a beaucoup nui. On l'a vu au Québec les 7 et 8 août dernier lors de la venue des "All Star". On se souviendra de son éclatante victoire au Circuit Deux-Montagnes alors qu'il avait triomphé de manière non équivoque. Il avait alors devancé Jerry Cook le champion de la catégorie "modifiée" à NASCAR en 1972.

 

Il a également conduit vers la fin de la saison une Chevelle 1969 dans la classe "Dernier Modèle Sportsman" qui est sa propriété. L'entretient de la voiture a été confié à Louis Carmel de Beloeil Alignement qui effectue un travail formidable au dire de Denis.

 

Il y a également le commanditaire de la voiture Paul Laberge de Québec et de cet homme, Denis a beaucoup à dire. "Paul Laberge, qui est président des Quincailleries Laberge de Québec, m'a toujours considéré un peu comme un fils adoptif, dit-il, la semaine dernière, je participais à une course à Oswego, New York, et Paul Laberge, a quitté Miami à 5.00 heures le matin en compagnie de sa famille pour venir me voir courir.

 

La semaine prochaine, je serai à Stafford et Paul Laberge sera assis dans les estrades. Partout où je vais, on peut le voir Paul Laberge. Cette saison, il commandite mon auto de course et il m'a donné un camion en plus pour que je puisse transporter l'auto.

 

Toutefois, M.Laberge, ne veut pas que je laisse la compétition dans la classe Modifiée puisqu'il aime ce genre de course, dit-il. Cet homme tout à fait formidable et sans son support à plusieurs occasions je me serais retrouvé en sérieuses difficultées.

 

Pour voir Denis courir, Paul Laberge a déjà mentionné que rien ne pouvait l'empêcher; il n'y a pas de barrière infranchissable pour lui.

 

Denis Giroux est un tournant de sa carrière. Sur la route, il n'excède jamais le 75 mph, mais sur la piste il adore rouler à plus de 175 mph. Son rêve a toujours été de conduire une voiture type "Grand National" avec un bon commanditaire et faire partie du "Bobby Allison Racing Team", Denis espère compétitionner pendant encore un peu plus de 10 ans. Il est âgé de 29 ans. Il droit pouvoir atteindre son apogée dans environ 5 ans.

 

À la fin de sa carrière, il aimerait bien continuer dans la même ligne. Un autre rêve serait d'être à la tête d'une équipe de courses avec son fils comme pilote numéro un. Ou encore d'être représentant pour une firme d'automobile tout en écrivant une chronique spécialisée dans une publication automobile.

 

J'ai passé quelques jours en compagnie de Denis Giroux et de son épouse, Monique, et je pourrais facilement écrire des dizaines de pages sur ce sympathique bonhomme. Mais l'espace manquant j'ai dû résumer le tout.

 

En terminant, j'aimerais souhaiter de tout mon coeur que Denis Giroux voit tous ses rêves se concrétiser car il le mérite bien. Le Québec ne peut trouver un meilleur ambassadeur aux États-Unis.

 

Et puisqu'on y est, j'aimerais bien faire une petite suggestion à la Brasserie DOW. Ceux qui sont dans le milieu savent que DOW possède une voiture de type Grand National qui a été construite par Bobby Allison. Il faudrait peut-être penser à confier cette voiture à Denis qui porterait fièrement les couleurs de la compagnie DOW à Daytona, l'hiver prochain. Il est certain que Bobby Allison serait encore là pour conseiller Denis Giroux. Ce serait une excellente façon de voir Denis conduire un Grand National tout en demeurant près de nous à Montréal. L'idéal ne serait-il pas là ?

 

 

En 1973 : Denis Giroux:

Un exil de 5 ans lui a permis de s'affirmer.

 

Originaire de Beauport en banlieu de Québec, Denis Giroux, conduit un stock-car depuis plus de dix ans. Mais depuis déjà cinq années, il représente le Québec au pays de l'Oncle Sam d'une façon assez formidable.

 

Partout où il passe sur les pistes du Nord des États-Unis, il suffit de mentionner qu'on est copain avec Denis pour qu'immédiatement on soit accueillit fort chaleureusement.

 

Partout où il passe, Denis sait faire une légion d'amis et même ses plus proches compétiteurs fraternisent avec lui avant et après la course. Durant  l'épreuve, c'est une autre histoire. Denis a fait sa marque dans le stock-car dans deux catégories soir celle, Dernier Modèle Sportsman et dans la classe Modifiée. Il aspire maintenant au sommet, soit la conduite de voiture type Grand National avec des pilotes de la tremple de Bobby Allison, Richard Petty, David Pearsons et autres grands noms du stock-car aux États- Unis.

 

En février, plusieurs milliers de Québécois parmi les 75,000 personnes assises dans les estrades de Daytona Speedway, pour le Permatex 300 ont pu voir un inconnu jusque là, leur apporter une sensation comme jamais ils en avaient eu. Parti de la 32e position, Denis a vite fait de remonter le peloton de 31 voitures et au 32e tour on le retrouvait 6ième. Au 300ième tour on le retrouvait toujours dans la lutte pour la première position avec Bill Dennis et Red Farmer. Il a d'ailleurs été premier plus de 7 tours, mais son manque d'expérience lui couta la première position et il termina tout de même troisième.

 

Comme plusieurs, Denis Giroux commenca à compétitionner sur les pistes de terre battue. Il nous raconte d'ailleurs ses débuts: "J'ai commencé à préparer ma première voiture en 1962 et un mois avant de commencer à courir j'ai rencontré Monique qui devait éventuellement devenir mon épouse. Depuis elle me suit partout. C'était en 1962 et des ma première saison j'ai connu passablement de succès en remportant le championnat". "C'était à cette époque dans la classe "Hobby".

 

En 1964, j'ai conduit mon premier modifié, c'est une voiture qu'on change complètement et qui a l'aspect d'une bottine. C'est d'ailleur le surnom que donnent les Québécois à cette catégorie de  voiture. Encore là, j’ai été assez chanceux puisque j'ai remporté plusieurs courses importantes".

 

"Puis à partir de là, j'ai continué à progresser grâce à des types comme André Beaudry, André Manny, Paul Laberge, Jean-Paul Cabana. Mais j'ai dû m'exiler pendant 5 ans aux États-Unis pour ajouter à mon expérience et au mois de février j'ai connu ma plus belle expérience alors que j'ai terminé troisième au Permatex 300 à Daytona dans la classe Dernier Modèle Sportsman. Bobby Allison était responsable de mon "Pit Crew".

 

"Cette saison je n'ai pas fait un choix définitif dans la catégorie que je voulais courir et ceci m'a couté une année. Cet automne, j'aurai une grande décision à prendre puisque mon épouse attend un enfant pour la fin du mois d'octobre et il sera difficile pour la famille de s'exiler à nouveau dans les États-Unis. Il n'y a qu'une seule alternative: demeurer à Montréal et compétitionner avec l'ACAQ du promoteur André Beaudry qui donne d'excellente bourses maintenant ou encore m'exiler aux États-Unis et poursuivre mon expérience dans la classe Modifiée pour arriver un jour à conduire une voiture type Grand National avec les Petty, Allison, Baker et autres grands noms du stock-car Américains.

 

Si le promoteur André Beaudry en venait à une entente avec NASCAR International et Ken Squier, ma décision serait probablement plus facile à prendre. Avec les bourses que donne la Brasserie DOW maintenant on peut vivre avec le stock-car au Québec". Que fera Denis Giroux ?

 

Il est à souhaiter qu'André Beaudry et NASCAR en viennent à une entente pour garder celui que l'on surnomme aux États-Unis "The Flying Frenchman".

 

Ces textes proviennent d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest