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En 1973 : Jean-Paul Cabana. ....notre Bruce McLaren Québécois, Jean-Paul Cabana. Il y a un bout
de temps, j'étais pas mal découragé. Tout seul dans mon coin à faire mes
"Cames de Course", je regardais la scène des courses aux États-Unis,
et j'étais forcé de constater un fait déprimant: au Canada en général et dans
notre Québec en particulier, nous n'avions pas notre "Quote part"
de producteurs et où de fabricants "Industriels" des pièces
mécaniques qui sont stratégiques à la grande compétition automobile. Vous savez de
quoi je parle: il y a des centaines de coureurs Américains qui sont devenus
des producteurs de pièces et d'accessoires de moteur de course. On connaît une douzaine de compagnies de cames de course, une douzaine de sources
d'entêtements (Ha! Ha!, c'est ma traduction de "Headers"). Ce point
de vue s'applique aussi aux pistons forgés, aux ignitions, aux roues de type
"MAGS", aux têtes d'admission et j'en passe. En bien,
Jean-Paul Cabana, vient de remonter mon moral parce que, sans que ses
admirateurs ou "Fans" s'en rendent compte, il est devenu, dans
l'espace d'environ 2 ans, notre fabricant numéro 1 de voitures de courses
Québécois. J'ai découvert
tout ca par accident la semaine dernière quand je lui livrais un came. Tu
rentres dans son garage...pardon, son usine de la rue Duvernay, à
Beloeil...et puis sa Chevelle 5A de cette année (la championne du circuit
Québec-Vermont) est près de la porte, le moteur enlevé. Juste derrière, il y
a une autre Chevelle '65 élevée sur des supports et elle est en train de se
faire rebâtir d'un bout à l'autre. Qu'est-ce que
tu fais, Jean Paul ? Tu t'en construit un nouveau pour cette année ? "Ah
non, celui-là est pour un client Américain. J'ai même cinq autres voitures
complètes à bâtir cet hiver...la plupart pour des Américains. "En
m'approchant je constate le grillage complexe de tubes de sécurité de la cage
antiroulement. À vrai dire: c'est construit comme un char d'assaut. Quatre
tubes horizontaux de chaque côté du pilote, plus des barres horizontales
au-dessus du pare- brise à l'avant, au-dessus du casque de sécurité à
l'arrière, des travers d'un côté à l'autre, des renforts en diagonales de
haut en bas, de l'avant à l'arrière...ça ne finit plus la voiture est très
visiblement 100 fois plus solide, rigide et sécuritaire qu'à ses débuts. Les gars
travaillent fort pour tout accomplir ca: des centaines d'heures d'ouvrage à
couper des tubes, les former avec une plieuse hydraulique, les souder et
ensuite même renforcir les joints de soudure. Ce sont,
Claude Favreau et Donald Gatien, sous les directives de Jean-Paul,
l'ingénieur et "chef de production", qui exécutent ces travaux. "Regardes ça, Pierre: anciennement on faisait venir ces pièces des États. Ce sont des barres
d'acier rond de 3/4 de diamètre, environ 10" à 18" de longueur,
filées aux deux bouts et qui servent à maintenir l'alignement du
différentiel. Maintenant, je
les fais fabriquer par un atelier mécanique de St-Hyacinthe. La livraison est
plus rapide et c'est moins cher". Et ça,
Jean-Paul, la drôle de fixture avant les pattes et les trous: "Ca c'est
notre" jig" pour l'assemblage et la soudure des tables de
suspension avant. Les joints à rotule (ball joints) avant sont trop fragiles
à l'origine, alors il faut couper le bout de la table et le rebâtir en tube
lourd et en plaque d'acier 1/2" pour pouvoir accommoder un gros
joint". Ah-ha...Québec
sait faire des câbles de suspensions. Je remarque que tu as enlevé le moteur
de ta Chevelle. "Ouin, l'auto est vendue: on doit l'inspecter d'un bout
à l'autre, la réparer au besoin et puis la remettre, le moteur, mais en le
reculant de trois pouces". Mais si
celui-là et l'autre sont vendus, il faut que tu t'en construise une autre.
"Bien oui, et on a déjà commencé..regardes au plafond...ça c'est mon
futur châssis pour 1973. Pas croyable: les châssis modifiés en stock. Ca pend au
plafond comme des chauves-souris. On y voit des sections tubulaires destinées
à abriter les ressorts en boudin de la suspension arrière. Les petits
"poteaux" qui en ressortent sont des vis d'ajustement...il y en a
aux quatre coins de la voiture. Mais comment
trouves-tu le temps de t'occuper de tout ca, Jean-Paul ? "Justement, je
suis forcé de me concentrer sur la préparation de l'auto complète et je n'ai
plus le temps de m'occuper d'entretien mécanique pour le public..et je pense
que cette année je n'aurais même pas le temps de bâtir mes propres moteurs.
Je vais probablement confier cette tâche à André Manny...lui aussi, ça va
bien de son côté". Un autre qui
s'industrialise ? Je suis content d'entendre ça. Il va me falloir une
entrevue avec lui un de ces beaux jours. En tout cas, merci pour la visite
industriel. Au fait, il faut que je te compare à Bruce McLaren: tu développes
du nouvel équipement une année et l'année suivante un nouvel aspirant des
"Stock-Cars" peut se procurer la technique la plus récente pour à
peine quelques dollars de plus". Et tout le
monde est heureux. Québec sait faire des "chars"de courses ! En 1973 : Jean-Paul Cabana. Lors de la
période hivernale, le champion coureur automobile, Jean-Paul Cabana, ne veut
rien entendre de ce sport. Il préfère dormir, rêver, parler de tout et de
rien, relaxer, flâner, en somme se reposer entièrement des bruits ronronnants
des puissants moteurs et surtout de cette constante pression qui s'exerce sur
les épaules d'un homme dont le métier consiste à toujours finir en tête de
file. Toutefois, si
Jean-Paul Cabana mène une vie de doux repos durant la période froide, n'aller
pas penser qu'il passe son temps dans les pays chauds à se faire bronzer sous
les rayons du soleil. Au contraire, pour Jean-Paul Cabana, se reposer
signifie demeurer dans son cercle de vie quotidien, c'est-à-dire, aux côtés
de sa famille, de ses amis et de son commerce. "Dans la
journée, j'aime bien donner un coup de main à mes hommes au garage et surtout
être constamment à la disposition de mes clients. Malgré tout,
quand je décide de tout arrêter, question d'aller siroter un café au restaurant
du coin, personne ne peut m'en empêcher. Si l'été, je suis constamment sur le
qui-vivre afin de tout préparer en temps, l'hiver, c'est le repos du
guerrier". Quand
Jean-Paul Cabana lance ne rien vouloir savoir de ce sport, c'est une
affirmation gratuite et surtout juste pour se prouver qu'il peut tout oublier
pour quelques instants car si un drogué ne peut se passer de ce moyen
d'évasion, Jean-Paul Cabana ne peut se passer du monde merveilleux de la
mécanique et de l'automobile. Après tout, on
est comme on est: "As-tu vu, Monique Proulx, au volant d'une automobile
? Elle n'a pas peur de rien cette petite. Personnellement, je l'ai vue à l'œuvre
dans l'État du Vermont et elle a drôlement impressionné les gens de
ce coin qui considèrent la course automobile comme un sport national. Les
Américains n'en revenaient tout simplement pas de voir une si jolie femme
courir aux côtés de bonhommes avides de vitesse et de sensations". L'ami
Jean-Paul est peut-être en admiration devant elle mais il est toujours en
guerre contre certains promoteurs Montréalais qui faussent l'image de la
vraie course de stock-cars aux amateurs de ce sport: "Tiens, tu veux
avoir un titre pour ton texte. Alors, écris ceci; les courses de stock-cars
ne sont pas des courses de bouffon. Oui, tu peux l'écrire en grosse lettres
car ça fait très longtemps que ces gars-là emplissent la tête des gens en
présentant une simple attraction et non une vraie course de stock-cars". Reprenant un
peu de salive et de souffle, il enchaîne: "Rien ne me fait plus sourire
quand j'entends à la radio un animateur qui dit de ne pas manquer les courses
de démolition, d'innocents et quelques autres attractions spéciales. Ceux qui
font de la vraie course de stock-cars possèdent des autos modifiées qui valent
de $10 000 à $15 000. À Montréal, lors des programmes à déférents endroits,
les conducteurs sont au volant de "minounes" évaluées à $150. Si un
jour je peux faire comprendre ceci aux gens du Québec que le vrai stock-car
est une épreuve de classe et d'endurance, j'aurai marqué un gros point". Question de
faire bifurquer le sujet car Jean-Paul semblait être en mesure de parler de
cette réalité flagrante durant des heures et des heures, j'ai demandé à cet
homme aux nerfs d'acier de parler de ses projets futurs: "Si certains
commanditaires acceptent nos plans, je participerai dans une Monte-Carlo
modifiée à une série de dix à douze courses dans le cadre du "Super
Piste" présenté à Daytona Beach. Dans le cas contraire, je prendrai
l'avion à destination d'Acapulco où je terminerai ma période de repos en
compagnie de ma femme". Puisqu'il
était dans les rêveries futuristes, ce champion de l'auto, qui est aussi
populaire dans le monde su stock-car qu'Yvan Cournoyer au hockey, a clôturé
notre entrevue en parlant de la montée sans arrêt et de la popularité de ce
sport et surtout en glissant quelques mots sur son idée bien lointaine de
devenir un jour professeur dans cette discipline. "J'aimerais
un jour devenir professeur en mécanique et enseigner aux jeunes les bienfaits
de ce sport. Plusieurs jeunes se destinent à ce métier qui dans un avenir
très rapproché créera un grand nombre d'emplois dans la course automobile.
Tout ceci n'est toutefois qu'une idée parmi tant d'autres qui me trotte
l'esprit". Jean-Paul
Cabana n'est pas seulement un conducteur et mécanicien d'automobile. Il est
un innovateur et même un créateur dans sa sphère encore si peu reconnue dans
le Québec. Si un jour, un temple de la renommée se créait au Canada question
de rendre honneur aux gens qui se sont dévoués dans le domaine de
l'automobile, on retrouverait sûrement l'esquisse de Jean-Paul en gros plan,
car après tout ce Monsieur Cabana est surtout et avant tout un sportif
prêchant la bonne parole à ceux qui veulent bien l'entendre... En 1973 : Jean-Paul Cabana C'est au cours
du banquet annuel du circuit Nord-Américain de NASCAR, auquel assistait Benny
Parsons, le grand maître de la série Grand National, que le réputé Jean-Paul
Cabana a été officiellement champion de la saison 1973 à la piste Catamount. Cet exploit
lui a valu la jolie somme de $1,000 et une position assurée dans le fameux
Permatex 300 qui aura lieu à Daytona, le 16 février 1974. En plus,
Cabana a été honoré pour avoir présenté une équipe exemplaire tout au long de
la dernière saison. D'ailleurs, le pilote de la Pontiac Sonic Co-Op est le
seul conducteur du Canada à avoir terminé parmi les dix premiers au
classement National de NASCAR dans la classe Dernier Modèle. Jean-Paul
Cabana, un des meilleurs pilotes de stock-car au Québec et champion en classe
Dernier Modèle à la piste Catamount, dans le Vermont, a été choisi en
septième place du classement National NASCAR aux États-Unis. Cabana, l'un
des trois coureurs du nord des États-Unis et du Canada à figurer parmi les dix
premiers au classement, a accumulé 4,586 points sur la scène locale et à la
suite de courses terminées à Daytona Beach, Charlotte et Martinsville. Le champion
NASCAR de cette classe, Jack Ingram, de Ashville, en Caroline du Nord, a pour
sa part, récolté 8,716 points. Les deux
autres Nord-Américains sont les frères Bobby et Beaver Dragon, de Milton,
dans le Vermont. Ils ont terminé respectivement neuvième et dixième avec
4,432 et 3,684 points. En 1973 : Cabana bon premier au Dow 200. Parti de la 9e
position, l'orgueil de Beloeil, Jean-Paul Cabana, a profité de la 1ère
épreuve du Grand Circuit DOW, le DOW 200 à Deux-Montagnes pour prouver qu'il
était un grand champion. Même à trois tours de la fin, Cabana ne pouvait
compter sa victoire acquise. Au 197e tour,
une légère fumée se dégageait de sa Chevelle, c'était son réservoir d'huile
qui laissait échapper le précieux liquide. Jean-Paul
n'aurait certainement pas pu continuer longtemps. Dès les premiers tours de
l'épuisante épreuve le Beauceron, Langis Caron, s'empara de la tête, mais une
crevaison au 75e tour lui fit ralentir son allure. Ce n'est qu'au 103e tour
cependant que Cabana s'empara de la position de commande. Il la conservit
jusqu'à la fin. Depuis
quelques années, Jean-Paul Cabana, se permet la fantaisie d'aller vaincre les
Américains sur leur terrain. Depuis deux ans, il est le champion du circuit
Québec-Vermont-New York. À quelques
occasions, lors d'épreuves d'envergures, il nous rend visite à Québec. Habituellement,
il profite de l'occasion pour venir ajouter un trophée à sa longue collection
et enrichir son compte de banque de quelques dollars. Sa dernière visite lui
a permis de faire un petit dépôt de $1,500.00 En 1973 : Jean-Paul Cabana. Avant de
rencontrer Jean-Paul Cabana, j'étais un de ceux qui croyaient que le
stock-car était une vraie boucherie humaine, un sport où l'homme doit lutter
insamment contre la mort. Je me disais que les gens qui pratiquent ce sport
sont de purs cinglés qui n'ont aucune raison de vivre et qui trouvent au
volant un moyen d'oublier les traces de la vie, un peu comme l'alcoolique
trouve un certain refuge face à son petit flacon. Non, n'allez
pas croire que je me suis laissé influencer par les belles paroles de Jean-Paul
Cabana. Ce qui a surtout fait dévier mes idées sur ce sport, c'est le
comportement de ce bonhomme. En premier
lieu, je dois vous avouer que je m'imaginait rencontrer un homme nerveux et
complexé; un espèce de robot mécanique qui conduit ses bolides inconsciemment.
Je me suis royalement trompé. Jean-Paul
Cabana est un homme calme, simple et il jouit de la vie plus que n'importe
qui. Marié depuis six ans et père d'un gosse de cinq ans, il file le parfait
bonheur et il ne voudrait changer pour rien au monde. Depuis
plusieurs années, il a pignon à Beloeil. Dans cette petite ville, où le
paysage enchanteur peut facilement se comparer aux prés du Vermont, il
possède un garage où il construit de ces bolides de l'enfer. Il répare et
entretient une quinzaine de Corvette qui appartiennent à des étudiants
Américains à Montréal. Le champion
Canadien du stock-car est né le treizième d'une famille dont le père était
cultivateur à St-Valérie, petite ville en banlieue de St-Hyacinthe. Dès l'âge de
douze ans, il s'amusait sur le genoux de son paternel à conduire la Ford 1934
qui faisait l'envie des voisins. Vers l'âge de
seize ans, il alla travailler pour Bienvenue Automobile, à St-Hyacinthe, où
il apprit le métier de mécanicien. Les fins de semaine, il reconditionnait le
moteur de course du coureur Gilles Dutilly. C'est par un
simple hasard que, lors d'un week-end où il y avait des courses à Thetford-Mines,
on demanda à Jean-Paul, s'il voulait participer à cette course. Sans se faire
prier, il accepta l'offre et, à la grande surprise de tous, il remporta les
honneurs de cette compétition: "Cette victoire m'encouragea à la
pratique de ce sport. Tu sais, il n'y a rien de meilleur qu'un triomphe pour
stimuler le moral d'un gars et l'inciter à continuer dans la même voie",
de lancer spontanément ce sympathique bonhomme. Petit à petit,
il accumula la victoire, bourse par dessus bourse pour devenir rapidement la
tête d'affiche de ce sport au Canada. La victoire qui lui procura la plus
grande joie fût sans contredit son triomphe du 500 milles de Daytona Beach en
1962. Jamais dans toute l'histoire de cette course, un Canadien n'était
parvenu à parader dans le cercle des vainqueurs et son exploit le fit sortir
de l'ombre et rehaussa par conséquence la pratique de ce sport partout au
Canada. À partir de ce moment, il est devenu le Dieu adulé du stock-car et on
retrouvait son nom aux côtés de ceux de Bobby Allison et Cie. À la question
de savoir si, le soir avant de se coucher, il se dit que peut-être demain il
ne sera plus de ce monde, il s'empresse de rétorquer: "Je vais sûrement
te surprendre en te disant que j'ai plus de peur sur les routes de la Belle
Province que sur une piste de course". Jean-Paul a
tenu à préciser sa pensée: "Lors d'une course automobile, tu es premièrement
assuré qu'aucun accident frontal ne surviendra ce qui n'est pas le cas
lorsque tu fais ta petite promenade du dimanche. Et puis, maintenant les
dirigeants qui organisent les courses obligent les coureurs à respecter les
lois ayant trait à la construction des autos". Question de
mettre plus de poids dans sa réponse, il ajoute: "Le stock-car est un
sport moins dangereux que le hockey. L'année dernière, il n'y a eu qu'un seul
blessé grave, ce qui est fantastique lorsque tu considère le nombre de
courses qui ont lieu au cours d'une année. Personnellement,
lorsque j'ai eu mon gros accident, je n'ai nullement songé que je venais de
finir mes jours sur terre. En voyant l'autre automobile foncer à pleine
vitesse sur la mienne, je me suis dit intérieurement: "Maudit sans
dessein, il ne pourrait pas m'éviter !". Le champion
Canadien du stock-car, en plus d'être simple et calme, est d'une humilité
renversante. À l'instar d'Yvan Cournoyer qui avouait dernièrement dans un
article du Petit Journal, qu'il devait tout au hockey, Jean-Paul abonde dans
le même sens: "Je me considère chanceux d'avoir connu le stock-car et
surtout d'avoir gardé un bon nom aux yeux des amateurs de ce sport. Tu sais,
il y a quelques années, les gars qui pratiquaient ce sport étaient traités de
sales et de crottés. Personnellement,
je me suis toujours tenu à l'écart de ces gangs et c'est pourquoi je possède
une bonne réputation". Comme s'il se
doutait que j'allais lui poser cette question, il enchaîna: "Non, le
stock-car n'est pas un sport arrangé pour la simple et unique raison que tous
les coureurs ont besoin d'argent. Et puis dans ce sport, il n'y a pas de
paris mutuels, alors..." Très bien, Jean-Paul, tu m'as convaincu. Ce n'est plus
un secret pour personne, le stock-car prend de plus en plus d'envergure au
Québec et même s'il ne s'en vante pas, Cabana est un des grands responsable
de la hausse de popularité de ce sport, "je ne suis pas prêt à dire que
le stock-car deviendra comme au Vermont, notre sport national, car le hockey
est, et restera le sport préféré des Canadiens, mais ce que je suis certains,
c'est que le stock-car est sur une bonne voie. Quand les
brasseries acceptent de mettre de l'argent dans la pratique de tel où tel
sport, c'est un signe de progrès". Avant de
quitter son petit bureau où toutes les représentations qui ornent les quatre
mûrs coordonnent bien avec le métier qu'il exerce, il affirme: "Je suis
heureux à Beloeil et jamais je n'irais demeurer à Montréal car la circulation
est intenable". En rentrant au
domicile de mes parents à l'Assomption, il était cinq heures et j'ai du
utiliser le Métropolitain. En regardant
toutes les automobiles passer à des vitesses impressionnantes à mes côtés,
j'en suis finalement venu à la même conclusion que Cabana: "Faire de la
course automobile ne doit sûrement pas être plus dangereux que de passer sa
vie à travailler dans le grand Montréal, où les routes sont reconnues comme
des tombeaux humains.." Oui, Cabana, a bien raison. Ces textes proviennent d’un journal
mais le nom est indisponible. Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest
Jean-Paul Cabana, sa fiche (datant de
1973) : -Deux fois champion national canadien. -Titulaire du
championnat "sportsman" des États-Unis en 1966. -Gagnant de la course
"sportsman" à Daytona en 1962. (Il fût d'ailleurs le
seul Canadien à remporter cette épreuve sur la plus belle piste - Daytona.). 1970 -Champion de la piste
Mont-Carmel, Trois-Rivières, Qc
- Champion de l'Autodrome Ste-Thérèse, Québec.
- Champion de la piste Riverside, Laval.
-
Champion provincial du Québec. 1971 - Champion de la
piste Thunder Road, Vermont. -
Champion de la piste Catamount, Milton, Vermont.
- Champion de la piste Sanair, St-Pie, Québec.
- Champion de l'État du Vermont pour NASCAR International.
- Champion de la province de Québec et du Canada pour NASCAR International.
- Champion du circuit nord-américain de NASCAR.
- Quatorzième au classement national de la classe dernier modèle de NASCAR
même s'il n'a pas couru à Daytona.
- Vainqueur de la Molson 300.
- Co-vainqueur de la Molson 400. 1972 - Champion
de la piste Devil's Bowl, West-Haven, Vermont.
- Deuxième de la Molson
300.
- Vainqueur de la Molson 400.
- Vainqueur du Belle Chrysler 100.
- Champion du circuit nord-américain de NASCAR pour la deuxième année consécutive.
- Huitième au classement national de NASCAR International dans la classe dernier modèle. 1973 - Neuvième
dans le Permatex 300 à Daytona.
- Vainqueur du Dow 200, à Deux-Montagnes. - Vainqueur
du Milton 100, à Catamount, Vermont. - Vainqueur de la "Triple Couronne" dans le Vermont
au tout début du mois de
juin.
- Vainqueur de la Molson 300 à Sanair. Voitures: 2 Pontiac
Beaumont 1968. Constructeur: Les
Entreprises Jean-Paul Cabana. Moteur: 302 pouces
cubes. Commanditaire: Sonic
CO-OP, ( Le service des Pétroles à la Coopérative Fédérée
du Québec). Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest Provenant d'un journal |