En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

C'est avec regret que nous avons appris le décès de M.Rosario Cabana, le père du pilote Jean-Paul Cabana. Lorsque les journaux ont annoncé au mois de janvier que le champion Québécois de l'an dernier, Cabana, ferait campagne cette saison au Vermont, plusieurs amateurs ont prétendu qu'il n'y aurait pas de rivaux sérieux et qu'il serait seul dans la course.

 

Que ces amateurs se détrompent, le citoyen de Beloeil va certes remporter de nombreuses victoires, mais de là à tout balayer, c'est autre chose. La compétition est très forte et il est difficile de choisir le vainqueur à l'avance.

 

Avec les bourses qui sont offertes cette année ($100,000) ceci a encouragé les coureurs Américains à construire des voitures plus compétitives et de plus belle apparence.

 

De fait, certaines voitures sont si propre et attrayantes qu'on peut facilement les comparées au "Grand National".

 

La classe "Late Model" se porte bien au Vermont et avec l'ouverture prochaine de l'ovale de Sanair, le circuit "Québec-Vermont" pourrait bien rivaliser avec le réputé circuit "Late Model" en Alabama.

 

Verrons-nous un jour une série entre ces deux circuits ? C'est dans le domaine du possible.

 

 

En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

Actuellement, même s'il n'a pas gagné une épreuve principale depuis que la sanction est accordée, il détient le premier rang dans la lutte pour le championnat de Sanair. Cabana a été plus que régulier sur ce tracé d'un tiers de mille et c'est la raison pour laquelle il détient le premier rang.

 

 

En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

Il a enregistré sa 1ère victoire de la saison à la piste Thunder Road de Barre, au Vermont, le 9 mai 1971, au volant d'une Chevelle 1967, no:5A, moteur 302 p.c.

 

 

En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

A déclarer: "Je n'ai pas peur de Biederman et je vais prouver aux Québécois que je suis de taille à le dépasser, sinon à lui faire de la misère".

 

 

En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

De sa Ford 1934 à sa voiture au Permatex 300, et à ses succès de 1971 sur les pistes Canadiennes et Américaines. À 36 ans, Cabana, ce sympathique coureur automobile de Beloeil, est aujourd'hui l'une des plus populaires figures dans le monde du stock-car, non seulement dans la Province de Québec, mais également dans tout le Nord-Est des États-Unis.

 

Cabana est de fait le seul conducteur Canadien à avoir remporté une course importante du circuit américain NASCAR, soit le Permatex 300, à la piste Daytona Beach, en Floride, en 1962.

 

Ses succès, il les a remportés sur la plupart des pistes Canadiennes et Américaines et il domine cette année la lutte pour le championnat de la piste Sanair ainsi que celui du circuit Québec-Vermont.

 

La plus grande ambition est de participer à nouveau l'an prochain au Permatex 300. "Et si un commanditaire Canadien venait m'offrir une bonne voiture et pas de factures à payer pour faire campagne sur les circuits Américains de la NASCAR en 1972, aux côtés de Richard Petty, Bobby Allison et Lee Roy Yarborough, je n'hésiterais pas un seul instant avant d'accepter", de dire Cabana.

 

 

En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

Le préposé aux inscriptions a toutefois déclaré n'avoir reçu aucune nouvelle de Jean-Paul Cabana. Il est possible que ce dernier préfère s'inscrire à une course de $4,000 dans la région de Montréal. Il serait intéressant de le voir évoluer à Ste-Croix, lui qui a déjà tenté sa chance à Daytona.

 

 

En 1971 : Jean-Paul Cabana.

 

Mes félicitations à M. Jean-Paul Cabana de Beloeil, qui a remporté le championnat Québec-Vermont en 1971. Ceci lui donne une bonne chance de participer au Daytona en 1972.

 

Ces textes proviennent d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest

 

 

En 1971 : Hommes d'affaires avertis.

 

Jean-Paul Cabana et son frère ont placé leurs économies dans un garage de mise au point d'automobiles, de vente et services de motoneiges Ski-Roule, situé à Beloeil "Cabana Auto Repair". "Nous préparons également des voitures de stock-car pour des amis", dit-il.

 

Marié depuis quelques années, Jean-Paul Cabana conduit présentement une Chevelle 1968 commanditée par la compagnie Ski-Roule et B.S. Auto Parts, à André Soucy, un grand amateur de courses automobiles.

 

"Le gérant de mon équipe est Yves Roussil, mon mécanicien-chef est Claude Favreau, un expert dans le stock-car et il est assisté par Michel Biscoti, Joe Spingolo et André Ratelle.

 

Avec des moyens de fortunes, nous tentons d'imiter le "TEAM PENSKE", de poursuivre Jean Paul.

 

"Mes mécaniciens se partagent une partie de ma bourse. Ma voiture m'a coûté plus de $6,000 à cause de frais de douanes sur certaines pièces importées des États-Unis dont les pneus et la suspension.

 

"Soit dit en passant, ma voiture est équipée d'un système de suspension identique à celui monté sur la voiture de Richard Petty le "Roi du stock-car" aux États-Unis. Ce même Petty est devenu le 3e conducteur automobile à dépasser le cap du million de dollars en bourses en gagnant le "Dixie 500" le mois dernier à Atlanta, en Georgie. Les deux autres sont Al Unser et A.J.Foyt.

 

Petty jouit cependant de la commandite de plusieurs compagnies importantes dont: Pepsi, Plymouth et Goodyear. Mais de tels commanditaires n'existent pas au Québec", d'ajouter le populaire conducteur.

 

 

Quelques ombres au tableau.

 

Depuis les débuts de sa carrière, Jean-Paul Cabana a été impliqué dans quelques accidents, dont l'un devait malheureusement coûter la vie à un signaleur à la piste de Granby, et un autre survenu à la piste de Saint-Jérôme, l'a marqué pour le reste de ses jours.

 

"Le stock-car est l'un des sports les plus spectaculaires et il exige des nerfs d'acier. Il ne m'est jamais arrivé d'avoir peur, et le jour où j'aurai peur en piste il sera alors temps de prendre ma retraite".

 

Jean-Paul a ensuite raconté un incident cocasse qui lui est arrivé à la piste de Saint-Jean. "Avec Gilles Dutilly, nous étions à mettre au point sa voiture en complétant quelques tours de piste. Malheureusement, les roues de la voiture ont bloqué à l'entrée d'un tournant et nous avons pris....la clef des champs.

 

"C'est le cas de le dire puisque nous nous sommes retrouvés dans la grange d'un cultivateur et sous le nez d'un cheval que ce brave homme appelait un pur-sang. Heureusement pour nous, nous n'en fûmes quittes pour une peur et une voiture passablement amochée".

 

 

Sa grande ambition pour 1972.

 

Il espère prendre part au Permatex 300 l'an prochain. "J'aimerais évidemment m'inscrire au grand circuit américain de la NASCAR, mais cette participation exigerait environ $100 000 dont $25 000 pour la voiture seulement", de conclure Jean-Paul Cabana.

 

Selon le promoteur André Beaudry, Cabana est une attraction partout où il accepte de conduire et sera évidemment le grand favori pour enlever les honneurs du Molson 300.

 

Avant d'être l'un des meilleurs conducteurs au Québec, il était passé maître comme mécanicien. Il a su gagner l'estime de ses mécaniciens. Il est toujours là pour seconder le travail de son équipe.

 

"Claude Favreau et moi formons un "TEAM" et ses conseils sont généralement autant d'atouts dans la préparation d'une course".

 

L'écurie Cabana est l'une des mieux équipées dans le monde du stock-car au Québec (on se rappelle de l'année où il était venue avec un autobus ).

 

Ce texte provient d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest

 

 

À ses débuts: Une Ford 1934.

 

Ce dernier a commencé à s'initier au sport du stock-car à l'âge de 18 ans. "Pendant quelques années, j'ai servi de mécanicien à un excellent pilote de l'époque, Gilles Dutilly. C'est avec ce dernier que j'ai appris les rudiments de ce sport difficile.

 

"Il m'a aidé à développer ma conduite en piste et c'est lui qui fût mon véritable maître. Mes débuts, je les ai faits au volant d'une Ford 1934 au Dummondville Speedway. J'avais mis toutes mes économies dans cette voiture qui m'en a fait voir de toutes les couleurs en piste.

 

"Par la suite, j'ai participé à la plupart des épreuves que présentaient les différents promoteurs de l'époque. Mon meilleur souvenir dans le monde du stock-car est évidemment ce triomphe remporté dans le Permatex 300 en 1962.

 

"Cette course est réservée aux voitures de plus de trois ans et c'était la première fois que je roulais sur cette capricieuse piste ovale de Daytona Beach. C'est une expérience que j'espère répéter en 1972.

 

 

Qualifié à 166.6 mph.

 

"J'avais placé ma Chevrolet 1957 en 24e position sur la grille de départ de cette prestigieuse classique à la suite d'un chronométrage de 166.6 mph, en qualification.

 

"La chance m'a souri à quelques reprises durant la course. Je me suis retrouvé derrière le meneur à quelques tours de la fin. Il roulait beaucoup plus vite que moi, mais j'ai laissé tirer ma voiture dans le sillage de la sienne. "Il fut contraint de rentrer aux puits de ravitaillements et j'ai pris les devants que je devais conservé jusqu'à la fin de la course. J'ai triomphé par quelques longueurs de voiture et à la vitesse de 158.8 mph.

 

"Soit dit en passant, le réputé Lee Roy Yarborough a inscrit la première victoire de sa carrière la vieille du Permatex 300, dans une course de modèles GT.

 

 

Désastreuse saison au Mont-Tremblant.

 

Comme la plupart des coureurs automobiles Québécois, Jean-Paul Cabana s'est laissé tenter par quelques épreuves de Sedan disputées au circuit Mont-Tremblant à Saint- Jovite en 1966.

 

"J'ai alors connu les plus grandes déceptions de ma carrière. "Ces épreuves représentent des frais de mécaniciens, de transport, de réparations et de séjour beaucoup trop élevés pour les bourses offertes, sans parler du coût d'achat de la GTO que je conduisais. "Une fin de semaine au Mont-Tremblant pour mes mécaniciens et moi-même dépassait régulièrement les $200, tandis que la bourse du vainqueur atteignait rarement les $100.

 

Je comprends maintenant pourquoi Jacques Duval a abandonné la course automobile. "La course est devenue un sport de millionnaire avait déclaré Duval en annonçant sa décision de se retirer de la course automobile et il a bien raison. Moi, j'ai perdu plusieurs milliers de dollars en 1966".

 

 

Essord du stock-car au Québec.

 

Cependant le stock-car connaît un essor extraordinaire au Québec, les pistes sont de qualités et quelques-unes accueilleront d'ici à deux ans les grandes vedettes de ce sport, les Petty, Allison, Yarborough et autres.

 

"L'an dernier, j'ai gagné près de $18 000 en bourses et cette année plus de $12,000 en dépit de la lutte que me livrent les coureurs américains aux pistes du Vermont, sanctionnées par la NASCAR.

 

"Les bourses sont généralement intéressantes et les frais encourus minimes si on les compare à ceux encourus au Mont- Tremblant. C'est pourquoi quelques coureurs songeraient à faire campagne dans le stock-car l'an prochain.

 

"Jean-Guy Roy a empoché $200, après avoir participer à une course de stock-car soit autant qu'il avait gagné durant sa saison au circuit Mont-Tremblant.

 

Ces textes proviennent d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest

 

 

1971 - Jean-Paul Cabana.

 

Cabana est prêt du Championnat à Catamount.

 

Jean-Paul Cabana n'est plus du tout assuré de décrocher le championnat du circuit Québec-Vermont. Au début de la saison, Cabana n'a pas eu aucune difficulté à prendre une avance assez marquée au premier rang aux pistes Catamount et Thunder Road.

 

A la piste Catamount, Cabana détient toujours le premier rang mais il n'a que 48 points d'avance sur Moe Dubois. Tom Tiller est troisième avec 78 points de retard sur Cabana. Cependant, Tiller est cependant le pilote américain qui donnera le plus de fil à retordre à Cabana d'ici la fin de la saison. Tiller est deuxième dans les points à Sanair et s'est emparé du premier rang à la piste Thunder Road de Barre au Vermont.

 

Il ne reste pas tellement de programmes de courses d'ici la fin de la saison et on peut prévoir que la lutte sera très serrée entre ces trois conducteurs.

 

Voici le classement actuel de la piste Catamount:

Jean-Paul Cabana        712 points

Moe Dubois                     664

Tom Tiller                         634

John Rosatie                   600

Ron Barcomb                  578.

 

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest

                Provenant du Journal Pistes et Circuit septembre 1971