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2001 - Renaud Blais POUR LE PLAISIR. Après 25 ans en piste, Renaud Blais n'a
plus rien à prouver. Vingt-cinq ans après avoir effectué ses débutes en piste, Renaud Blais
est toujours aussi passionné de course automobile. Le vétéran pilote avoue
cependant sans détour que sa philosophie vis-à-vis de la compétition a bien
changé au cours des années. "Je cours maintenant pour m'amuser alors
que, dans le temps, je n'avais qu'un objectif: gagner", explique le
pilote de Saint-Jean-Chrysostome. Il faut dire qu'à ses débuts, Blais avait beaucoup plus de temps à
consacrer à sa carrière. "Aujourd'hui, je ne prends part qu'à cinq ou
six courses par saison. Je ne peux donc pas aspirer au championnat, pas plus
qu'au fonds de points. C'est donc uniquement pour me faire plaisir que je
cours. De toute manière, je n'ai plus rien à prouver à qui que ce soit. Et
quand je tiens tête aux plus jeunes et que j'obtiens de bons résultats, je
suis encore plus satisfaits". Couronné monarque de la série LMS en 1997, Blais a depuis
graduellement diminué ses présences en piste. Il a même indiqué qu'il
songeait de plus en plus à suspendre sa carrière amorcée en 1976. "Ce ne
serait pas un arrêt définitif. Je veux juste prendre une année sabbatique
afin de me reposer. La somme de temps à investir est toujours plus importante
et mon équipe est vieillissante. Comme moi, mes gars ont maintenant d'autres
priorités que la course et ils ont moins de disponibilités. Et trouver de
nouveaux coéquipiers n'est pas quelque chose de facile". La course automobile a bien changé depuis que Blais a effectué ses
premiers tours de piste. Les voitures sont aujourd'hui à la fine pointe de la
technologie et elles demandent un entretien fastidieux et un suivi presque
quotidien. "Quand j'ai commencé, la préparation de la voiture n'était
pas aussi exigeante. Un gars tout seul pouvait s'en sortir. Aujourd'hui, tout
est tellement spécialisé que ça te prend une équipe. Et le temps que tu passe
en piste est bien court si tu le compares aux heures que tu mets pour
préparer ton véhicule. De plus, courir coûte aujourd'hui les yeux de la tête.
"Je suis cependant chanceux. Comme j'utilise une voiture usagée,
je parviens à couvrir une bonne partie de mes dépenses avec les
commanditaires que je reçois. Pour moi, courir n'est pas trop
dispendieux". FIGURE DOMINANTE. L'évolution de la technologie ayant aussi ses nombreux avantages,
Blais est le premier à reconnaître que les bolides d'aujourd'hui n'ont jamais
été aussi performants. Et pour un pilote de sa trempe, se retrouver derrière
le volant d'une de ces voitures est un plaisir sans cesse renouvelé. Regrette-t-il de ne pas avoir pu profiter de cette technologie alors que
sa carrière était à son faîte? "Pas du tout. Quand j'ai commencé à
courir, je profitais, comme tous les autres ,de la meilleure technologie
disponible. Et ce fut comme ça tout au long de sa carrière. C'est certain,
les voitures d'aujourd'hui sont plus performantes, mais le défi, lui, n'a pas
changé. Il faut se mesurer à d'autres excellents coureurs qui ont le même
objectif que toi: gagner". Blais, fut l'une des figures marquantes de la scène de la course
automobile régionale au cours des trois dernières décennies. Ses victoires en
piste, qui se comptent par dizaines, lui ont d'ailleurs permis de décrocher
de nombreux championnats, tant sur asphalte que sur terre battue. En 1995, il avait, en effet, mérité les honneurs de la classe pro
stock à l'Autodrome de Montmagny. Un titre qui ne l'a toutefois pas incité à
persévérer dans cette spécialité. "J'ai toujours préféré courir sur
l'asphalte parce que c'était plus propre. C'est incroyable tout l'entretien que nécessite une voiture qui tourne
sur une piste en terre battue. Après chaque programme, il faut laver toutes
ses composantes. Si tu attends au lendemain, la terre sèche et durcie. Là, tu
as des problèmes". De tous les succès qui composent ses souvenirs, Blais en place trois
en tête de liste comme étant ses plus beaux. Il s'agit de trois championnats
consécutifs acquis dans la classe super stock à l'autodrome de Val-Bélair en
1978-79-80. "Je sais que je ne pourrai plus jamais aspirer à un
championnat. Avant de me retirer définitivement, j'aimerais donc remporter une épreuve majeure comme
une course de 250 tours. Mais ce sera pas facile. Les jeunes ont des voitures
toujours plus compétitives. Et ils ne s'en laissent pas imposer par
personne". Par: Jean-François Tardif
Le Soleil. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest 2001 – Renaud Blais Ce vétéran pilote possède un palmarès imposant de neuf championnats
dont le dernier remonte à 1996 à Ste-Croix. Garagiste de métier, Renaud qui en est à sa 25e saison, a
terminé au huitième rang du Tour LMS Québec de la Série SUPREME ADL Tobacco. L’an
dernier, il n’a participé qu’à quatre courses à Montmagny et l’a emporté en
une occasion. Source : Yvon Larrivée |