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2001 - Yvon Bédard PLUS SAGE
"L'intimidateur" Yvon Bédard sait maintenant qu'il peut se permettre d'attendre. Yvon Bédard le reconnaît sans détour, il s'est assagi avec les années.
Non seulement prend-il moins de risques lorsqu'il est en piste, mais il
n'ouvre plus son chemin en "poussant" les voitures qui le
précèdent. Pourtant, il est toujours perçu par les amateurs et les autres
coureurs comme étant un "intimidateur". "J'ai une réputation dont je ne peux me défaire, a expliqué le
vétéran pilote, qui a récemment entamé sa 27e saison comme coureur
automobile. Mais quelque part, elle me sert très bien. Lorsque les coureurs
qui me devancent me voient arriver, ils lèvent la tête pour regarder dans
leur rétroviseur, ils ralentissent et ils font même des erreurs. C'est ce qui
me permet de les doubler". Les temps changent et les voitures aussi. Bédard se souvient d'avoir piloté des bolides
dont la solidité était à toute épreuve. Ces voitures, que le pilote de Saint-Nicolas
qualifie de tanks, n'avaient rien à voir avec celles d'aujourd'hui dont la
coque en fibre de verre donne presque l'impression d'être faite en papier. Une contrainte qui oblige les coureurs à se montrer moins téméraires. "C'est
évident qu'on n'est pas dans une salle de montre lorsque l'on se retrouve en
piste, mais je n'aime pas perdre du temps et de l'argent à réparer ma voiture
endommagée à cause d'accrochages. Et je n'aime pas en faire perdre aux
autres". Ces propos de Bédard peuvent laisser quelques personnes sceptiques. Combien
de fois, au cours des dernières saisons, ont-elles cru voir sa voiture
pousser celles qui se retrouvaient devant la sienne? Une simple illusion, selon
lui. "Je suis toujours mes adversaires de très près. Cela a pour
conséquences d'aspirer l'air qui se retrouve en dessous de la voiture qui me précède. Celle-ci devient alors plus instable et elle se met à valser. C'est
une question d'aérodynamique. Les gens qui sont assis dans les estrades
croient alors que c'est parce que je la frappe, mais il n'en est rien. Ils
n'ont qu'à regarder mon pare-choc avant et après une course pour s'en
apercevoir. S'il y avait contacts, celui-ci serait endommagé. "Avec le temps, j'en suis venu à la conclusion que plus on
prenait son temps et plus on allait vite en piste, c'est quand l'on se
montrait patient que le chemin s'ouvrait de lui-même. Une course, ça se gagne au dernier tour. C'est pour cette raison que je ne
cherche plus à rouler en avant à tout prix et que ça ne me dérange pas de
partir dernier. Je sais que je peux me permettre
d'attendre". L'ARGENT GÂCHE TOUT Après toutes ces années dans le monde de la course automobile, Bédard
n'a qu'un regret: la place de plus en plus importante qu'y occupe l'argent. Les
pilotes ont des voitures de plus en plus dispendieuses, de sorte que les
promoteurs doivent donner des bourses toujours plus importantes afin de
compenser les dépenses des coureurs. S'ensuit une hausse de prix des billets.
Une situation qui, selon Bédard, crée beaucoup de stress parce que les
attentes sont grandes de toutes parts. "La tendance que nous observons dans le monde automobile est la
même qui existe partout dans le sport professionnel. C'est l'argent qui fait
foi de tout. C'est dommage. Ceux qui n'ont pas de moyens ne peuvent pas
rivaliser avec ceux qui en ont. Il y en a même qui préfèrent ne pas courir
dans certaines séries parce qu'elles demandent des moyens financiers trop
importants. "Personnellement, je pense qu'il y a moyen de courir avec des
voitures économiques. J'en ai même monté une qui, même si elle m'a coûté
deux
fois moins cher que celle que je pilote dans la Série ADL Suprême Tobacco, est
aussi rapide. Je l'ai confiée à un jeune coureur que je trouve rempli de
promesses. Je veux prouver que les succès sont avant tout une question
d'investissement sur les plans du travail et du temps. Quand on arrive prêt à
une course et que l'on a une bonne finition, on ne peut pas faire autrement
que bien figurer". Même s'il est toujours aussi passionné de courses automobiles, Bédard
ne peut s'empêcher de penser à la retraite. Faut dire qu'il a atteint deux
des objectifs qu'il poursuivait: célébrer son 25e anniversaire de carrière et
mériter un championnat. Depuis, il prend les années une à la fois. "Ca
fait déjà quelques années que j'ai ralenti mon rythme. Il fut un temps où je courais
quatre fois par semaine et où je prenais part à des courses aux États-Unis
(Série Havoline). Aujourd'hui, je me concentre uniquement sur la série Suprême ADL
Tobacco. J'ai donc plus de temps à consacrer à d'autres activités comme la
moto. "Mais pas question pour le moment que je prenne ma retraite. Sur
une moto, on ne peut pas se défoncer comme on le fait sur une piste. Et puis
j'ai encore tant de plaisirs à me mesurer aux autres. Car même si je cours
avant tout pour m'amuser, c'est toujours avec l'idée de gagner que je prends
le départ". Par: Jean François Tardif Journal Le Soleil. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest
2001 - Yvon Bédard LA NEUVIÈME MANCHE À BÉDARD. Yvon Bédard, de Saint-Nicolas, a remporté la 9e tranche de la série
ADL Tobacco de l'Autodrome de Saint-Félicien. Bédard a devancé Marc Beaudoin,
de La Pérade, et Alain Maltais, de Chibougamau. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest Provenant d’un journal
2001 - Yvon Bédard Yvon Bédard, président des Enchères d'Automobiles de Bernières,
sera honoré, le 26 septembre, par l'Ordre des gens d'affaires de Québec. Il a été élu personnalité d'affaires. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest Provenant d’un journal
2001
– Yvon Bédard Champion LMS de Montmagny en 2000 et Pro Car en 1996, Yvon est
un vétéran très populaire. Il compte seulement cinq présences dans le Tour
LMS Québec de la Série SUPRÊME ADL Tobacco.
Lors de ses participations, il a
terminé 2 fois parmi les cinq premiers. Au volant de sa MonteCarlo/Chemcraft,
il participera à toutes les épreuves en 2001. Source : Yvon Larrivée
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