Jacqueline Paradis et ses rêves d'un centre international.

 

Qu'est-ce qui m'a amenée au Circuit Mont-Tremblant ? Un défi, amener cette compagnie à opérer sur une base d'affaires, prouver qu'au Québec l'on peut mener à bien une opération qui à prîme abord semble n'être qu'une aventure. Une aventure, ce mot résume l'histoire du Circuit. N'eut été l'apport de capital des gens de Mont-Tremblant-Saint-Jovite, la piste de course n'existerait pas.

 

Cette compagnie contrôlée par des Canadiens-Francais est le cas-type des entreprises de chez nous. L'on investit, l'on construit et après on doit assurer la rentabilité de l'entreprise, son expansion, on doit diversifier ses opérations. Opérer un actif semblable seulement trois fois par année à la merci de la température et de facteurs impondérables, est-ce rentable ? Oui, à condition d'assurer une promotion constante du produit, c'est-à-dire la course automobile, d'amener le spectateur à découvrir et à aimer ce sport si extraordinaire à l'instar es autres sports; de susciter l'intérêt chez les jeunes.

 

Pour le Québec et le Canada, que représente le Circuit ? Un site exceptionnel, réputé, l'un des plus beaux au monde, et, il est situé chez nous. En sommes-nous fiers ? Réfléchissons un instant. Sur tous les continents, ce joli coin des Laurentides est connu, aimé et même envié. Ce terrain bien aménagé pourrait devenir un centre ultra moderne de technologie automobile et, en même temps, un centre de loisirs. En planifiant le développement du Circuit, l'on pourrait donner à cette région défavorisée, un essor industriel et créer des emplois pour nos jeunes Laurentiens.

 

C'est tout de suite qu'il faut agir ! La construction du nouvel aéroport situé à Mont-Tremblant dans l'axe du développement économique. Où pourrait-on trouver meilleur endroit pour l'implantation d'un grand centre de l'automobile dont le Circuit serait le point de départ !

 

Il serait souhaitable pour une fois, que le Québec prenne l'initiative de construire une ville industrielle modèle où l'homme d'affaires, le professionnel, l'ouvrier et l'étudiant se comprendraient, puisqu'ils travailleraient ensemble ? Le Circut est la clé du développement de l'industrie automobile au Québec.

 

Les étudiants de différentes disciplines trouveraient avantageux de venir à ce grand laboratoire scientifique et pratique. Le rapprochement idéal des industriels et des étudiants deviendrait profitables aux deux groupes. Le Circuit serait alors générateur de multiples emplois, et aiderait à résoudre le problème du chômage saisonnier dans cette région; c'est urgent.

 

Je vois d'ici les amateurs de sport se demander: "Qu'arrive-t-il au sport automobile ?". L'on devra penser à créer une école de pilotage pour tous les genres de voitures sport, des clubs fermes pour amateurs où l'on pourrait recruter les pilotes professionnels.

 

Je vois mal le sport automobile prendre l'essor qu'il connait en Europe,sans la création de vedettes locales que l'on pourrait suivre, voir évoluer dans les courses de type international. L'on ne créera pas une demande pour ce sport, si le spectateur ne peut pas assister à de la compétition locale et nationale.

 

Et là je me pose la question: "Pourquoi le sport automobile amateur n'est-il pas subventionné ? ". Un regroupement des adeptes du sport en souhaitable avec des structures plus simples et plus efficaces. Je souhaite que tout s'organise pour mener à bien cette aventure remplie de promesses pour l'avenir industriel et sportif du Québec.

 

Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest

                Provenant du livre RPM en 1971