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Labatt a fait le pont entre deux générations. Un matin de juillet
1964, John Ross et Rod Campbell se pésentent devant Maurice Legault de la
Brasserie Labatt. Celui-ci se doute bien qu'on va lui demander quelque chose
parce que Campbell est un vendeur-né et que Ross fait régulièrement la quête
en faveur de ses courses automobiles. - Ce sera quoi, cette-foi-ci
? de demander Legault. (Hésitations, puis..) - Un pont !,
lancent-ils en choeur. - Un quoi...? - Un pont... - Pour quoi faire ? - Pour faire
traverser es gens, à pied ou en auto. - Un pont sur
quelle rivière ? Dans
quoi
voulez-vous m'embarquer ? - Ce n'est pas pour
installer au-dessus d'une rivière. - Sur la rue
Sainte-Catherine, peut-être ? - Non, dans un
champ, au Mont-Tremblant pour
la nouvelle piste automobile. - Fallait le dire
plus tôt. Je vous donne le pont, si vous nous laisser commanditer
des courses. Ca va ? Nous connaissons la
réponse mais vous ne pouvez imaginer la tête que firent les patrons de
Maurice Legault lorsqu'il voulut leur vendre l'idée de son pont. Un pont
situé au milieu d'un champ, qui partait de nulle part et se rendait nulle part.. Mais Labatt avait
déjà frayé avec le sport automobile. Depuis 1957, on présentait à St-Eugène
la course Labatt-CFOX, encore un autre "arrangement" de Rod
Campbell. "Nous voulions nous identifier à ce sport en particulier, explique
Maurice Legault, à un sport qui intéresse les jeunes. Ross, nous fit
comprendre qu'en commanditant une course d'envergure, nous favoriserions
l'essor du Circuit tout en intéressant le grand public à une discipline
encore nouvelle chez nous. Nous nous sommes donc fixés comme but de grandir
avec le "Circuit". De 1964 à 1966, la
brassrie Labatt se fit donc le commanditaire de la Labatt 50, un course pour
voitures sport présentés annuelement. En 1967 et 1968, la brasserie
s'identifia à des épreuves pour voitures de type Indianapolis (la Labatt Indy
200), avant d'assurer le succès financier de la Can-Am et de la Trans-Am en
1969. En 1970, un question prioritaire de principe forca Labatt à se retirer
momentanèment du Circuit, sans toutefois abandonner le sport automobile. Les commandites pour
rallyes, slaloms et courses d'accélération furent maintenues et même
augmentées dans certains cas. Dans toutes les sphères du sport automobile,
Labatt a fait oeuvre de pionnier. Elle fut la première brasserie à S’introduire
dans le domaine de la voiture sport (à St-Eugène), la première en rallye, en
accélération (à Napierville, puis à Québec) et la première à porter son
concours au Grand Prix de Trois- Rivières. L'auteur peut se
demander si le sport automobile est resté fidèle à Labatt. C'est un peu
l'histoire d'une maîtresse éconduite qui continue pourtant de prodiger son
amour et qui finalement gagnera le coeur de l'amant au visage incertain. BP, dix années au
service de la course automobile. "Notre
histoire est coute mais bien remplie", raconte Jim Horne, l'homme que la
compagnie pétrolière British Petroleum a attaché au sport automobile. "En
1961, nous nous sommes rendus à Mosport avec un camion emprunté à une sation
de service et quelques barils d'essence dans le but de servir un seul homme, Sterling
Moss, sous contrat avec BP International. "Puis au cours
de l'hiver 1961-62, nous avons mis sous contrat quatre pilotes canadiens,
soit Ross de St.Croix, Gary Ross, Jerry Polivka et Luwdig Heimrath. Nous
avons loué un camion pour la saison, car nous n'aurons le nôtre qu'en 1966. A
ces pilotes, nous offrions nos produits, les services de nos spécialistes, ainsi
que des bourses. "A l'automne
de 1962, à la suite d'une victoire de Masten Gregory à Mosport, nous annoncions
dans les jounaux "BP WINS". Une enquête prouva que cela ne voulait
rien dire aux yeux du grand public et qu'il fallait d'abord lancer une
campagne d'éducation sur le sport automobile. Ce qui inspira le club BPRDC
(BP Racing Divers Club ou BP Rally Drivers Club). En moins de dix ans, nos
dix années en course automobile, la liste a été portée à 18,500 membres. "En 1963, je
fis la rencontre d'un drôle de bonhomme, Léo Samson, qui me parla de son
projet de construire une piste de course au Mont-Tremblant. ESSO avait sa tour
de contrôle à Mosport, nous allions avoir la nôtre au Québec. Nous avons même
remercié Léo d'être venu nous voir les premiers. A la suite de quoi, nous avons
collaboré aux plans de la piste en faisant venir le spécialiste John Fitch. "Depuis,nous
avons élargi notre progamme, multiplié nos commandites, soit pour la course,
soit pour les rallyes. L'année dernières (1970), nous commanditions la série
québécoise de courses sur glace. "1971 sra une
année de réflexion. Le mot d'ordre est "Let's take a look at ourselves".
Parce que nous voulons que notre collaboration à la course automobile prenne
une signification pour le consommateur d'esence". Texte de M.Pierre
Luc dans son livre "R.P.M. paru en 1971. Source : Christian ‘Ti-Gaz’
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