Historique du Québec Dragway

(Piste d'Accélération de Pont-Rouge)

 

L'accélération a eu des débuts fort modestes dans la vieille capitale. Qui ne se souvient pas des compétitons "hors la loi" sur un troncons désaffectés de la route 9 ou encore près de l'ex-brasserie O'Malley ? 

 

En septembre 1966, M. J.A.Drouin ouvrait au public le "QUEBEC DRAGWAY", la piste d'accélération de Pont-Rouge. Cet innovateur présenta dès l'ouverture un quart de mille fort bien organisé avec système de départ électronique, estrades, restaurants, etc...

 

Les deux premières années d'opération furent très difficiles car la masse était peu familière avec le sport de l'accélération. Le temps corriges bien des choses et la troisième année s'avère une réussite grâce à d'excellentes voitures comme celles de Pierre Saint-Pierre, Alain Tanguay et Jean-Yves Drolet. Ces trois conducteurs ne se limitèrent pas à établir des marques fort enviables chez nous mais aussi aux États-Unis et à Napiervlle.

 

On peur affirmer que depuis deux ans, une centaine d'assidus s'inscrivent à chaque programme dans les différentes catégories et classes. De plus, les promoteurs préentent ordinairement un ou deux championnats d'importances qui attirent respectivement plus de 9,000 personnes.

 

Nous voyons beaucoup moins de voitures de type "Gaser" ou "Altered" dotées d'anciennees carroseries. Les amateurs préfèrent se procurer directement chez le concessionnaire une automobile dite "muclée" qu'ils améliorent suivant ses besoins. Même Alain Tanguay, qui restait fidèle au "Gaser" traditionnel, vient tout juste de préparer un nouveau bolide (D/GAS)  recouvert d'une carroserie de Camaro '69.

 

L'accélération prend de plus en plus d'ampleur à Québec et les étrangers font souvent remarquer que le nombre de voitures "haute performance" est considérable par rapport avec  les autres régions.

 

En début 68, M. J.A.Drouin de Québec Dragway et moi-même (Jacques Rainville) avions préparé des plans pour transformer la piste d'accélération de Pont-Rouge en circuit routier. Presqu'au même moment , un homme d'affaire de Victoriaville, Jacques Bourassa, nous faisant part d'un projet similaire pour ses terrains à Sainte-Croix de Lotbinières. M. Drouin constatant l'envergure du projet de M.Bourassa et surtout de l'avantage de cet emplacement près du fleuve Saint-Laurent, décida après mûre réflexion d'abandonner son projet en faveur de celui de M.Bourassa

 

Texte de Jacques Rainville provenant du Livre RPM en 1971

 

Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest