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1981- Les sensations ressenties au volant d'une voiture de classe Stock. Par : Éric Morin Pour ma part, j'ai eu la chance de combler un désir qui me rongeait depuis longtemps, celui de participer à une épreuve de stock-car. La voiture que j'ai conduite lors de ce "test" était un Buick Skylark propulsé par un moteur 350, alimentée par un carburateur 2 barils, il est évident que les performances de cette voiture allaient être de beaucoup inférieure à celles des autos de tête, qui sont quelques peu modifiées à l'intérieur des limites permises pour cette catégorie. Mais cette Buick était amplement
puissante pour ma première expérience. "Je fus d'ailleurs surpris de
constater la puissance et l'efficacité que semblait avoir ce moteur où 84,000
milles étaient déjà inscrits sur l'odomètre. Je dois avouer avoir été étonné par la rapidité avec laquelle
le départ a été donné et en quelques secondes seulement, le parechoc arrière
de la Chevelle de Gérard Lemieux qui partait en avant de moi, n'étais déjà
plus visible. Le fait que je fixais avec attention la voiture en avant de moi
est sûrement ce qui m'a distrait du départ. La sensation qui m'a le plus impressionné pour ne pas dire
surpris au cours de cette course est la solitude que l'on ressent. Je
m'explique: ayant toujours assisté à des courses d'autos en tant que
spectateur, l'on est habitué à être continuellement entouré par une foule
plus ou moins dense. Mais lorsque notre tête est recouverte, par un casque et
que nous nous retrouvons seul au volant de la voiture, l'on ressent une
sensation d'isolement. Un autre point qui a su attirer mon attention est la visiblité
plutôt restreinte et limitée à laquelle l'on doit faire face. Le fait que la
piste soit ovale et que la voiture tourne constamment oblige le pilote à regarder
non en face de lui ,mais légèrement à la gauche pour prévoir et constater ce
qui se passe en avant de lui. De même, la poussière soulevée par les voitures réduit la visibilité.
Puisque la piste est plutôt courte et que les virages sont "serrés",
je m'attendais à être soumis à des fortes pressions latérales engendrées par
la force centrifuge. Tel ne fut pas le cas car je n'avais pas réellement de
misère à garder une position verticale dans les virages. Je dois cependant avouer qu'à un certain moment, je ne savais
plus vraiment dans quelle courbe j'étais rendu ! courbe 1 et 2, ou 3 et 4 ???
Il est assez difficile de trouver un moment pour jeter un coup d'oeil dans
son rétroviseur et ce n'est guère qu'après 7 ou 8 tours que j'en ai eu
l'occasion. Je crois bien que c'étais le temps car les meneurs s'apprêtaient
à me doubler et je cru bon "m'enlever du chemin". Je peux me compter chanceux de ne pas avoir été impliqué dans
aucun incident car Dieu sait que la circulation est dense ! Cette expérience fut très profitable pour moi et c'est
maintenant que je comprends le plaisir ressenti par tous les compétiteurs ici
à Val-Bélair. Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest Provenant de
Stock-car Québec – Val-Bélair |