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En 1972 : Stock-Cars à l'AutoStade ? Une piste, des commanditaires et le pari-mutuel... S'il est vrai
que le marché du circuit routier est à la baisse, on ne peut en dire autant
du monde du stock-car. Dans ce domaine, actuellement, c'est l'effervescence.
Nous nous expliquons. Il y a
quelques semaines, une rumeur courait dans les milieux Montréalais à l'effet
que l'AutoStade serait transformé afin d'en faire un autodrome où l'on
présenterait des épreuves de stock-car. Lors de la
présentation du "Daytona 500", dimanche dernier, au Daytona
International Speedway, de Daytona Beach, plusieurs spectateurs étaient
particulièrement intéressés à l'épreuve. Parmi ceux-ci,
mentionnons, MM.Sam Berger, président du club de football les "Alouettes
de Montréal" et locateur de l'AutoStade qui appartient à la ville de
Montréal; Red O'Quinn, gérant général des "Alouettes"; Maurice
Legault et Raymond Beaulieu, respectivement président et vice-président de la
Brasserie Labatt; Mike Murphy, du service de promotions de la Braaserie
Molson, ainsi que quelques représentants d'une firme de tabac bien connue. Tous ces gens
étaient sur place afin de mieux se familiariser avec le monde du stock-car et
ses dirigeants Américains. Ces dirigeants sont intéressés à un projet que
leur a soumis quelques membres de la direction de NASCAR Québec, une
association qui régissait le stock-car au Québec depuis quelques années. MM.Lucien
Dulude, Roger Pomerleau et Jodoin, veulent modifier l'AutoStade pour qu'il
contienne une piste d'asphalte de trois dixième de milles inclinées à quelque
45 degrés. Les estrades
de l'AutoStade, qui contiennent actuellement 33,312 sièges, demeureraient
intactes. Le coût des modifications serait de l'ordre de $300 000 et serait
absorbé par les proposeurs-promoteurs, NASCAR-Québec. On parle
également de la télédiffusion de l'épreuve finale d'un des deux programmes
hebdomadaires à l'antenne de Radio-Canada qui produirait une émission
hebdomadaire d'une demi-heure. Bien que l'on
en soit qu'au stade de projet encore, on prévoit présenter des épreuves à partir
du 14 mai, et ces courses de type "Dernier Modèle Sportsman"
auraient lieu, le dimanche après-midi, au début, pour se poursuivre
ultérieurement les mercredi et samedi soirs. Les prévisions
veulent que les courses régulières seraient dotées de bourses qui toucheraient
les $7,000 par programme, tandis que les épreuves à grand déploiement seraient
des bourses dépassant les $20,000, ce qui n'est pas peu dire. Même si
NASCAR-Québec, n'est aucunement affiliée à NASCAR International dont le
président est Bill France Jr., la première serait reconnue comme le promoteur
tandis que la deuxième sanctionnerait les épreuves et régiraient les courses
tant sur le plan, pilotes, mesures de sécurités, éligibilités et règlements. Dans les plans
de construction réalisés par un ingénieur, M.Raymond Boucher, on prévoit que
la piste aurait, répétons-le, une longeur de 3/10 de mille à l'intérieur, soit
1/3 de mille à l'extérieur, et sa largeur serait de 45 pieds sur les droits
et 60 pieds dans les courbes. Un mûr de ciment épais de 10 pouces et une
clôture haute de 20 pieds protégerait les spectateurs des débris d'accidents
possibles. La piste serait inclinée à 45 degrés et aurait ainsi la forme
d'une cuvette. Et comme si ce
n'était pas assez, mentionnons que l'on pense à y introduire le pari-mutuel. En
avez-vous assez ? NASCAR enquête sur le bruit. Les gens de
NASCAR, l'association qui sanctionne la majorité des courses de stock-cars en
Amérique, ne sont pas restés sensibles à la réponse négative de la Société
Centrale d'Hypothèques et de Logements, quant à la possibilité que
l'AutoStade soit transformé en un autodrome, où seraient présentées
hebdomadairements des courses de stock-cars... Comme la SCHL
n'était pas satisfaite des garanties de tranquilité que leur fournissaient
MM.Sam Berger et Red O'Quinn, NASCAR a décidé de mener sa propre enquête sur
le bruit auquel est soumis l'arrondissement d'une piste de stock-car. Ainsi, à la
piste de Norwood, près de Boston, une équipe de technicien procèdent depuis
samedi à des recherches poussées qui devraient être concluantes. Si les
résultats sont satisfaisants, avons-nous appris, les dirigeants de NASCAR, MM.Bill
France et Ken Squier en tête, de même que MM.Berger et O'Quinn, demanderont
une autre audition devant le bureau de direction de la Société. C'est le début d'un temps nouveau. Les travaux
ont débuté hier à l'AutoStade. En effet une équipe de technicien y installait
un système de contrôle de la qualité. "Nous tenons à ce que tout ce qui
sera construit à l'AutoStade soit de première qualité", nous a dit, David
Jones, le directeur des services géo-techniques de la firme
d'ingénieur-conseils, responsables de la réalisation du projet Racey
MacCallum et Bluteau. C'est à partir
de lundi que la grosse machinerie de la firme Miron entrera en force pour
transformer l'actuelle surface de gazon, en une piste d'asphalte longue
d'environ 3/10 de mille, large de 40 pieds sur les droits et de 48 dans les
courbes. En annoncant
qu'elle autorisait Sam Berger à construire et à exploiter une piste de
stock-car à l'AutoStade, la Société Centrale d'Hypothèque et de Logement a
fait preuve de réalisme, de bon sens, de bon sens d'affaires et de loyauté
envers une organisation qui tenait d'amener le stock-car des lignes majeures
au public Québécois. Réalisme, en
ce sens que tous les gens concernés étaient d'accord pour dire que
l'AutoStade est un site idéal, pour y présenter des épreuves de stock-car. Sa
proximité de la Métropole et des grands artères qui la relient aux villes
avoisinantes, son vaste terrains de stationnement, ses facilités pour le
mieux-être des spectateurs, ne sont que quelques'uns des facteurs qui feront
de l'AutoStade, le rendez-vous des amateurs de courses de stock-cars, hebdomadairement. Le bon sens de
la Société s'est manifesté lorsque ses dirigeants, craignaient que d'autres
de ses locataires soit ceux d'Habitat 67, soient dérangés par le bruit que
peu causer ces bolides, ont averti M.Berger et compagnie, qu'ils
n'autoriseraient pas la requête que si preuve était faite, que le dit bruit
serait inexistant ou insignifiant. Le président
de la Société, M.Herb Ignett, nous avait alors confié lors d'une entrevue, que
si la preuve était faite, "nous pourrions changer notre décision".
La preuve a été démontrée, et la Société a renversée sa précédente décision, accordant
ainsi à Sam Berger, l'autorisation tant espérée. La Société a
déjà en main, l'administration d'un édifice à rapports, Habitat 67, dont le
bilan est dificitaire. En octroyant
le permis, la Société a fait preuve d'un bon sens des affaires, sachant fort
bien, avant que nous en ayons fait la preuve, que la venue des courses de
stock-cars à l'AutoStade, amènera de l'eau au moulin et par voie de
conséquence profitera à l'économie de la province et du pays. C'est aussi
par loyauté envers M.Berger, le locataire de l'AutoStade pour quatre années
encore et probablement pour plus longtemps, et aussi envers les centaines de
milliers d'amateurs de courses automobiles, que la Société a pris cette
décision favorable. Les dirigeants de l'organisation fédéral savait fort
bien, qu'une minorité ne peut gouverner ou dicter à la majorité. En autant que
je suis concerné, la venue du stock-car à l'AutoStade doit être considérée comme
un des grands moments dans la petite histoire du sport automobile au Québec, plus
particulièrement pour la discipline des épreuves sur piste ovale de
stock-cars. Jamais depuis
la naissance du Circuit Mont-Tremblant, à St-Jovite, aujourd'hui gelé par les
froideurs de nos Laurentides, n'avons-nous constaté un intérêt aussi marqué, devant
la construction d'une nouvelle piste ou d'un nouveau complexe de courses
automobiles. Les raisons en
sont multiples et lentement le vent tourne. Les plus suscptibles ont modifiés
leur rangaine. Ils ne disent plus: "Ca ne se fera jamais". Ils
disent maintenant:" Il semble bien que ca deviendra une réalité". Quant à ceux, et
leur nombre est minime, qui disaient: "On ne sait jamais ?", ils
admettent maintenant la réalité. À ceux qui y
ont cru, je leur dis "bravo" et merci de votre appui. Non pas en
mon nom personnel, mais au nom de la majorité qui a vaincu. Au nom des
amateurs de courses automobiles et plus particulièrement des fanatiques du
stock-car, qui ont été trop souvent molestés par des chevaliers d'industrie,
et qui pourront apprécier leur spectacle favori. Ce texte provient d’un journal mais le
nom est indisponible. Source : Envoyé par Christian
‘Ti-Gaz’ Genest
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