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Historique du Circuit de Trois-Rivières. Aux Trois-Rivières comme à Monaco. "Aux Trois-Rivières comme à Monaco".
L'expression est désormais connue et ne surprend plus parce que le Grand Prix
des Trois-Rivières, le seul du genre en Amérique, couru dans les rues d'une
ville, appartient déjà à notre histoire du sport automobile. Une initiative
du Club Autosport Mauricien, le doyen des clubs d'expression francaise au
Québec. Le CAM, comme on
l'appelle familièrement, a toujours été reconnu pour ses flirts avec la
représentation étrangère et personne ne trouve à redire que ses organisateurs
Jean Ryan et Yves Dufour, se soient fortement inspirés de Monaco pour nous
offrir chaque année un événement unique et riche en couleurs. Si l'on remonte aux
Maurice Dufresne, Jacques Héroux, Jean Pinard, Maurice Duplessis, Ken
Sorensen, Karl Hinds, Lorne Germain, on s'apercoit que l'activité fébrile du
CAM a sans cesse enrichi notre patrimoine de l'automobile. Dufresne fut l'un
des premiers compétiteurs à St-Eugène au volant d'une Jaguar XK 150 et Héroux
le premier à se promener en voiture sport dans la cité trifluvienne. Puis, vinrent les
Jean Ryan, Paul Charest, Alain Dargis, Maurice Fortin, Colin Westmore qui
intensifièrent l'action du club. Ryan, un mordu du rallye "converti"
à la course, ne manquait jamais d'inviter chez lui un compétiteur
international de pasage au Québec. Nous retenons Olivier Gendebien et Jo
Schlesser, quelques mois avant sa mort. En 1967, Ryan, encouragé
par la brasserie Labatt et l'agent local Guy Poirier, dévoilà son projet
d'organiser des courses dans les rues de la ville en empruntant une bonne
partie du parc de l'Exposition. sitôt dit, sitôt fait et, depuis, nous avons
rendez-vous au "coeur du Québec", quand viens septembre (première
course le 9-10 septembre 1967). Cette activité
donne lieu à de nombreuses réjouissances auxquelles prennent part
régulièrement une dizaine de milliers de personnes. Aux Trois-Rivières
plus qu'ailleurs, une course demande une préparation de longue date et
requiert des centaines et des centaines de bénévoles. Puisque le circuit n'y
est pas installé en permanence. Mais le conseil de ville apporte généralement
une contribution encourageate et indispensable. Pour les coureurs, le
GP des Trois-Rivières, demeure une épreuve difficile et hasardeuse. De
nombreux accidents s'y sont produits et la nature du circuit (chaînes de
trottoir, arcs avec pilliers de ciment, arbres et maisons ne pardonnent pas)
ne qu'être améliorée d'une année à l'autre. Forcément, l'action n'y manque jamais. Provenant du livre
R.P.M. en 1971 Source : Christian ‘Ti-Gaz’
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